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    Science

    La guerre des chimpanzés pour étendre leur territoire

    media Une femme du groupe des Ngogo et son enfant DR Université d’Arkansas

    Les groupes de chimpanzés se font la guerre afin d’étendre leur territoire. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus trois chercheurs américains après avoir observé un groupe de chimpanzés dans une forêt d’Ouganda pendant une dizaine d’années.

    Chaque matin, les chercheurs se lèvent à l’aube dans la brume prisonnière des arbres immenses de la forêt de Kibale, dans l’Ouest de l’Ouganda, pour observer un large groupe de chimpanzés. Fort de 150 individus environ, les Ngogo passent généralement leur journée avec tapages dans les environs immédiats. Mais une fois ou deux par mois, une bande d’une vingtaine d’individus se détache du groupe et se dirige en file indienne, silencieux et tendus, au-delà de son territoire. Ils progressent alors avec précaution dans la forêt dense en observant attentivement la cime des arbres et en sursautant au moindre bruit.

    Quand ils aperçoivent des membres du groupe voisin, ils s’enfuient en se dispersant s’ils sont plusieurs. Mais s’il s’agit d’individus isolés, ils les attaquent, particulièrement les chimpanzés impubères et ils les tuent. Leur ennemi est jeté à terre, mordu et tabassé à mort. Les femelles sont généralement épargnées mais leurs enfants sont dévorés.

    Les Ngogo ont mené ce type d’opération « commando » pendant plus de 10 ans, jusqu’à parvenir ces derniers mois à annihiler l’autre groupe et à s’emparer de leur territoire.
    « Les mâles contrôlent désormais plus d’arbres fruitiers, leurs femelles ont plus à manger et peuvent donc avoir des enfants plus résistants. Ainsi le groupe des Ngogo peu s’élargir, se renforcer et multiplier ses chances de survie », commente l’un des chercheurs, Dr John Mitani, de l'Université du Michigan.

    DR Université d’Arkansas

    Plus de terres et plus de femelles ...

    Un autre membre de l’équipe, Sylvia Amsler, de l’Université d’Arkansas, n’écarte pas l’hypothèse selon laquelle les chimpanzés se feraient également la guerre pour posséder plus de femelles. C’est selon elle une des conséquences probables de cette extension territoriale, les femelles chimpanzés ayant tendance à migrer d’un groupe à l’autre et à privilégier celui où la nourriture est la plus abondante.

    Ces chimpanzés, tout comme le Bonobo, qui vit en République Démocratique du Congo, sont très proches de l’espèce humaine avec laquelle ils partagent environ 98% des gènes et un ancêtre commun, né il y a environ six millions d’années. Il se pose donc la question de savoir ce que nous pouvons découvrir sur nos attitudes à travers l’étude de ces deux espèces.

    Guerres d'embuscades ...

    La façon dont les Ngogo ont attaqué leurs voisins et sont parvenu à s’emparer du territoire de l’un d’eux ressemble d’ailleurs beaucoup à celle de certains groupes humains qui vivent de chasse et de cueillette. Eux aussi se livrent à des guerres d'embuscades, en prenant un minimum de risques et en tuant l’autre groupe un à un. Mais l’équipe de John Mitani n’est pas convaincue de l’existence d’un lien génétique entre la guerre des singes et celle des hommes. Ils privilégient un angle plus large de comparaison.

    « Une chose que nous trouvons particulièrement intéressante dans la façon dont ces chimpanzés ont étendu leur territoire est le niveau coopération qu’il a nécessité au sein du groupe. Les êtres humains sont également une espèce extraordinairement coopérative. Nous pensons donc qu’il serait utile d’examiner dans quelle mesure la compétition entre groupes au cours de l’évolution humaine pourrait avoir un impact sur la coopération exprimés au sein des ensembles d’êtres humains aujourd’hui», souligne Sylvia Amsler. Une thèse en contradiction avec celle plus répandue de la sélection naturelle, qui privilégie l'individu et non le groupe dans la reproduction de l'espèce...

    Couple de chimpanzés du groupe Ngogo DR Université d’Arkansas

    Pour en savoir plus :

    Lire

    - Les chimpanzés partagent la viande, plus si affinité, par D.Raizon, RFI

    - Identification d’un virus qui provoque le sida chez le chimpanzé, par D.Raizon, RFI

    - Nos cousins, les grands singes !, par D.Raizon, RFI

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