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    Science

    Sida : le Cameroun relève le défi

    media Grâce à une politique sanitaire ambitieuse, la moitié des patients camerounais éligibles au traitement du VIH/sida suivent désormais un traitement -contre seulement 1 % d’entre eux en l’an 2000. © IRD / Joseph Fumtim

    Actuellement, environ 500 000 Camerounais vivent avec la maladie et quelque 50 % d’entre eux nécessitant un traitement contre le VIH ont aujourd’hui accès à ces soins. Ils n’étaient que 1 % au début des années 2000 ; ils sont passés, en moins de dix ans, de quelques centaines seulement à près de 80 000 et ce grâce à la mise en place d’un programme ambitieux de lutte contre le sida.

    Au Cameroun, la moitié des patients éligibles au traitement du VIH/sida suivent désormais un traitement -contre seulement 1 % d’entre eux en l’an 2000. Ce progrès est dû à une politique sanitaire ambitieuse et depuis, ce sont près de 80 000 patients qui bénéficient de traitements efficaces.

    Le programme d’évaluation de cette réforme de décentralisation a été mis en place par les chercheurs de l’IRD et leurs partenaires au Sud et au Nord, avec le soutien de l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS, France) à la demande du Ministère de la santé publique du Cameroun.

    Fred Eboko, sociologue et politologue, chercheur à l'IRD 22/07/2010
    Actuellement, un Camerounais sur deux ayant besoin d'un traitement contre le VIH y a accès . Il y a dix ans, seul 1% de cette population pouvait en bénéficier. Baisse des prix des antirétroviraux, décentralisation de l'accès aux soins et enfin gratuité des trithérapies ont participé à ces résultats très encourageants.
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    Ces établissements touchent logiquement une population plus rurale

    Désormais, la prise en charge des patients affiche des performances au moins aussi bonnes dans les services de districts qu’à Yaoundé ou Douala, les capitales politique et économique. Assiduité dans la prise de médicaments, restauration du système immunitaire et amélioration de la qualité de vie… : pour tous ces critères, « les résultats cliniques pour les patients des établissements décentralisés sont au moins aussi bons que dans les services de soins centraux et ce, malgré des ressources humaines moindres et une prise en charge simplifiée. (…) car ces établissements touchent logiquement une population plus rurale, de moindre niveau d’éducation et vivant plus souvent au-dessous du seuil de pauvreté », expliquent les chercheurs de l’IRD.

    Les résultats de l’évaluation soulignent le rôle positif du traitement sur la prise de conscience des malades grâce aux contacts répétés avec le système de soins (médecins, personnels soignants, associations, etc). Pourtant, la partie n'est pas gagnée : la poursuite de la décentralisation du système de soins se heurte à la fois aux limites structurelles du fonctionnement du système de santé mis en place dans ce pays et à la menace d'une baisse de l'aide internationale dans un contexte de crise mondiale -alors que le programme sida camerounais est financé à hauteur de 80 % par l’aide internationale.

    Service décentralisé au Cameroun © IRD / Fred Eboko

    Pour en savoir plus :

    Consulter les sites

    - de l'Organisation mondiale de la Santé  / Le sida au Cameroun

    - de L'Institut de recherche pour le Développement au Cameroun

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