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Article publié le : mardi 24 août 2010 à 12:30 - Dernière modification le : mercredi 25 août 2010 à 13:50

Ebola : un espoir de vaccin

Ces primates "mandrills" en semi-liberté au Gabon permettent de réaliser des études sur le virus Ebola.
Ces primates "mandrills" en semi-liberté au Gabon permettent de réaliser des études sur le virus Ebola.
Jean-Jacques Lemasson/ IRD

Par RFI

Des chercheurs américains cherchant des remèdes contre le virus meurtrier de la fièvre Ebola ont annoncé le 22 août 2010 qu'une nouvelle approche d'AVI Biopharma avait permis de sauver des singes infectés.
 

ne équipe de l'Institut médical de recherche de l'armée américaine sur les maladies infectieuses (USAMRIID) de Fort Detrick, dans le Maryland a communiqué sur le succès de deux traitements expérimentaux, qui ont permis de protéger plus de 60% des singes infectés par le virus Ebola et la totalité des singes infectés par un virus proche, Marburg. « Ensemble, ces études apportent une percée majeure dans les efforts de développement thérapeutique pour le traitement de la fièvre hémorragique causée par un filovirus », expliquent les chercheurs.

Dr Noël Tordo, directeur du centre national de références des fièvres hémorragiques virales à l’Institut Pasteur

La communauté scientifique considère ces résultats encourageants pour une maladie négligée qui touche principalement des pays pauvres. il n'en demeure pas moins que, sur le terrain, il est pratiquement impossible de savoir si une personne est "touchée" dans la demi-heure qui suit son éventuelle infection par le virus Ebola ou Marburg.

 

25/08/2010 par Michèle Diaz

Percée majeure car, jusqu'à ce jour, il n'existe aucun traitement et aucun vaccin contre la fièvre Ebola qui se transmet par contact personnel et qui peut, selon la souche, tuer jusqu'à 90% des victimes. Cette fièvre est considérée comme une possible arme de bioterrorisme.

AVI BioPharma a déjà obtenu un contrat de 291 millions de dollars du département américain de la Défense pour mettre au point des traitements contre Ebola. La compagnie a demandé à l'US Food and Drug Administration l'autorisation de procéder à des essais de traitements -baptisés l'AVI-6002 et l'AVI-6003- sur l'être humain.

Virus ebola

Le virus Ébola, de la famille des Filoviridae (filovirus), compte cinq espèces: Zaïre, Soudan, Côte d’Ivoire, Bundibugyo et Reston. Il se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets infectés.

La fièvre hémorragique à virus Ébola est l’une des maladies virales les plus virulentes connues chez l’homme. Il a été identifié pour la première fois en 1976 dans la province ouest-équatoriale du Soudan et dans une région voisine du nord du Zaïre.

Malgré des études approfondies, le réservoir naturel du virus Ébola reste inconnu mais semble se trouver dans les forêts tropicales d’Afrique et du Pacifique occidental.

Bien que des primates soient à l’origine de l’infection chez l’homme, ils ne semblent pas être le réservoir du virus. Ils sont, tout comme les êtres humains, infectés directement par le réservoir naturel ou selon une chaîne de transmission partant du réservoir naturel.

(*) La souche Ebola-Zaïre est la plus mortelle sur les cinq identifiées, avec un taux de 80 à 90% de décès parmi les personnes infectées. Sans vaccin ni traitement efficace, la seule solution est l'isolement des malades et la fourniture de protections tels que gants chirurgicaux, masques etc au personnel soignant. Depuis le premier cas recensé en 1976 au Zaïre, devenu République démocratique du Congo (RDC), la fièvre hémorragique Ebola foudroie épisodiquement humains et grands singes au Gabon, en République du Congo, en RDC, au Soudan et en Ouganda.

Pour en savoir plus :

Consulter aussi les sites

- de l'Institut Pasteur

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