Don de sperme : fin de l'anonymat?

En France le projet de loi de révision des lois de bioéthique a été rendu public. Il sera débattu à l’automne 2010 au Parlement. Chargé de légiférer sur des questions telles que les mères porteuses, la procréation artificielle ou la recherche sur les cellules souches, ce texte n’apportera pas de gros changement excepté la possibilité, pour les enfants issus d’un don de sperme ou d’ovocyte, de connaître l’identité du donneur.
Si le texte passe, cela sera une mini révolution pour les enfants issus d’un don de sperme ou d’ovocyte. Ils pourront s’ils le désirent, à l’âge de la majorité, 18 ans, connaître l’identité ou du moins le profil de leur père ou de leur mère biologique.
Concrètement, ils auront un droit d’accès aux données non identifiantes comme la taille, l’origine géographique, les données médicales et même le niveau socio professionnel du donateur. Et puis si, et seulement si, celui est d’accord, ils pourront connaître son identité et seront donc libre d’entrer en contact avec lui.
Vers une libération psychologique ou une confusion identitaire?
En France, jusqu’à présent, la règle de l’anonymat absolu concernant le don de sperme ou d'ovocyte prévalait. Ce changement intervient en France au moment où de nombreux pays, notamment européens, ont voté la levée de l’anonymat.
Reste à savoir désormais combien de personnes concernées voudront réellement connaître leurs géniteurs : on recense chaque année environ 1300 naissances issues de dons et on dénombre actuellement 50 000 personnes en France qui en ont bénéficié.
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Les médecins et spécialistes du don restent toutefois partagés sur l'impact de cette révélation des origines génétiques. Si pour certains elle constitue une libération psychologique, pour d'autres en revanche elle pourrait engendrer une confusion supplémentaire.

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