GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 17 Juin
Lundi 18 Juin
Mardi 19 Juin
Mercredi 20 Juin
Aujourd'hui
Vendredi 22 Juin
Samedi 23 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Science

    Il y a 8000 ans, les Egyptiens subissaient un réchauffement climatique

    media

    Un colloque de géo-archéologie a été organisé au Caire en septembre 2010. Grâce à cette nouvelle approche scientifique, qui associe plusieurs disciplines, les chercheurs peuvent désormais comprendre comment les hommes ont influencé leur environnement et comment ils se sont adaptés aux précédents changements climatiques.

    Le Sahara égyptien n’a pas toujours été un désert : entre 8500 et 6000 avant notre ère, l’étendue sableuse était parsemée de savanes, qui permettaient à des populations d’éleveurs de subsister. Mais à partir du sixième millénaire avant notre ère, l’eau se fait plus rare. « Cette aridification progressive semble avoir été un phénomène naturel, mais il est aussi probable que les hommes aient perturbé leur environnement en multipliant les pâturages », observe Béatrix Midant-Reynes, égyptologue, spécialiste de la préhistoire égyptienne et directrice de l’Institut français d’archéologie orientale (Ifao).

    Toujours est-il que la désertification oblige ces pasteurs à se replier sur la vallée du Nil. « Ils ont du vivre ensemble sur des terres beaucoup plus restreintes : ces conditions ont contribué à l’émergence de l’Etat et donc à l’apparition de la civilisation pharaonique. »
    Examiner ces interactions entre l’homme et le paysage, tel est l’objectif de la géoarchéologie, qui a fait l’objet d’un colloque organisé par l’Ifao, le CNRS et le Conseil suprême des Antiquités égyptien le mois dernier au Caire. Plus qu’une nouvelle science, il s’agit d’une approche pluri-disciplinaire, mêlant géographie, géologie, paléobotanie, archéologie, médecine...

    Le Nil passait plus à l’Est il y a 3500 ans ...

    « L’utilisation de l’ADN ancien est l’une des révolutions en archéologie depuis vingt ans : grâce à ces prélèvements d’ADN sur des squelettes vieux de plusieurs millénaires, on a par exemple pu identifier l’origine de la tuberculose lors de fouilles sur le site pré-dynastique d’Adaïma, dans le sud de l’Egypte. La maladie sera d’abord apparue chez les bovins, qui l’auraient ensuite transmise à l’homme », souligne Béatrix Midant-Reynes.

    Les études de géoarchéologie permettent aussi de trancher de vieux débats. Certains archéologues et égyptologues pensaient que les temples de Karnak, à Louxor, avaient été construits sur une île au milieu du Nil. Avec la crue annuelle du fleuve, cette hypothèse paraissait peu logique. « Nous avons prélevé des sédiments sur les rives et dans le lit du fleuve, puis nous avons utilisé le carbone 14 pour les dater et reconstituer l’histoire du fleuve », explique Matthieu Ghilardi, géographe et géomorphologue rattaché au CNRS (laboratoire du CEREGE, Aix-en-Provence) et co-organisateur du colloque. « Nous avons alors découvert que le Nil passait plus à l’Est il y a 3500 ans. Du coup les temples de Karnak étaient plus proches de l’eau qu’aujourd’hui, mais ils ont bien été construits sur la rive orientale du fleuve, et pas sur une île. »

    La géo-archéologie au service de la compréhension du futur ...

    Autre région d’Egypte que la géoarchéologie aide à comprendre : le Delta du Nil. « Lors de certaines périodes très humides, le Delta était complètement inondé. Les populations qui y vivaient se réfugiaient sur des buttes sableuses », explique Yann Tristant, archéologue à l’Ifao et co-organisateur du colloque. « Les études géomorphologiques et géophysiques permettent de retrouver l’emplacement de ces buttes, qui deviennent souvent des lieux de fouilles riches en enseignements pour les archéologues. »

    La géoarchéologie peut aussi se tourner vers le futur : les études sur l’évolution de la morphologie du Delta et du littoral méditerranéen aident à prévoir leur comportement dans les décennies à venir. Elles peuvent ainsi aider les autorités à préparer une stratégie pour évacuer les habitants du Delta dont les terres risquent d’être inondées, sous l’effet du réchauffement climatique.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.