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    Science

    Changement climatique : Cancun, l’après-Copenhague...

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    Du 29 novembre au 10 décembre, Cancun au Mexique accueille des représentants de 194 pays pour la Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques. Ce processus lancé il y a dix-huit ans, qui devait convenir d’un accord international l’année dernière à Copenhague, n’a pas obtenu les résultats escomptés malgré une très forte mobilisation internationale.

    Les attentes de l'ONG Oxfam à Cancun 10/10/2013 - par Patrice Gouy Écouter
    Les attentes sont fortes mais les progrès sont très lents.

    La Conférence de Cancun qui va tenter de faire avancer cette négociation difficile mais indispensable au vu des derniers rapports sur l’ampleur de la dégradation climatique, a des ambitions modestes. L’échec de la Conférence de Copenhague, la démobilisation sur les questions du climat suite à la crise économique et financière et le manque d’engagement des Etats depuis la précédente réunion ne permettent pas la renégociation d’un accord historique global comme beaucoup l’avaient espéré à Copenhague en 2009.

    L’ambition de Cancun est d’abord de tenter de sauver un processus onusien mis à mal par l’incapacité des Etats à convenir d’une stratégie globale, et de tenter de faire avancer sur le plan technique un certain nombre d’engagement qui n’ont pas pu être finalisés l’année dernière.

    La situation climatique

    La température mondiale a augmenté de 0,74 ° C depuis un siècle et devrait augmenter de + 1,1 à 6,4°C d’ici à 2020 (par rapport à 1980 -1999) avec une valeur moyenne plus surement comprise entre + 1,8 et + 4°C selon le 4ème et dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts international sur les changements climatiques).

    D’après le NOAA (l’Agence américaine de l’océan et de l’atmosphère) les10 records de températures globales constatées depuis 1880 se situent dans les 15 dernières années.

    D’après l’OMM (Organisation météorologique mondiale) en 2009 les principaux gaz à effet de serre ont atteint leur plus haut niveau jamais observé depuis l’époque préindustrielle.

    La convention climat des Nations unies

    La Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) adoptée en 1992 se réunit chaque année en conférence des parties (COP). Cancun sera la COP 16, Copenhague fut la COP 15. Chaque COP réunit l’ensemble des pays membres de la Convention pour mettre en place des stratégies pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique.

    L’échec de la conférence de Copenhague

    Pour faire face au réchauffement climatique et à la fin du Protocole de Kyoto en 2012 (le seul outil existant et juridiquement contraignant pour faire baisser les émissions de GES), la Cop 15 de Copenhague espérait pouvoir aboutir à un accord international en cours de négociation depuis de nombreuses années. Et de nombreux pays ont à cette occasion annoncé leurs intentions en terme de limitation de GES.

    Mais malgré l’énorme mobilisation internationale et le plus grand déplacement de chefs d’Etats de la planète, aucun accord juridiquement contraignant n’a pu être trouvé pour mettre en place une stratégie collective face au changement climatique. Juste une vingtaine de chefs d’Etats ont convenu in extremis de limiter le réchauffement climatique à 2°C dans un accord qui reste évasif sur le calendrier et les moyens.

    L’état de la négociation à l’ouverture de la conférence de Cancun

    Le principal objectif de la négociation consiste à limiter l’augmentation de la température à 2° C. Or, aujourd’hui, si l’on fait la somme des engagements des uns et des autres, l’on constate que le compte n’y est pas. Pour arriver à respecter ce seuil, il faudrait limiter nos émissions à 40 gigatonnes en 2020 ( en 2009 nous avons émis 48 gigatonnes). Jean Jouzel, climatologue et membre du GIEC, en fait l’amer constat : « On voit bien que ça n’avance pas, si on revient sur la feuille de route de Bali (COP13) on est loin du compte : c’était entre moins 25% et moins 40% d’émission à horizon 2020. L’Europe, si elle reste à moins 20%, n’est pas dans cette fourchette et on constate à l’inverse que des pays en développement comme la Chine sont d’une certaine façon sur la feuille de route de Bali. Il faut que ces engagements soient pris tant au niveau des pays développés qu’au niveau des pays émergents et que cela entraine les pays en voie de développement… Même si ces propositions faites à Copenhague étaient confirmées, nous sommes loin du compte, nous sommes partis vers plus 3°, voire encore plus si rien n’est fait. »

    Les enjeux de la conférence de Cancun

    Pour Emmanuel Guerrin en charge du climat à l’IDDRI (l’Institut du développement durable et des relations internationales), plusieurs scénarios sont possibles : « Si on va du plus dégradé au plus ambitieux : premier scénario, Cancun ne débouche sur aucune décision, ce qui est un scénario possible, et qui va réactiver les tensions protectionnistes dans le système commercial mondial. Autre situation plus ou moins intermédiaire, on parvient à une série de décision notamment sur l’adaptation, le transfert de technologies, le financement des actions de réduction d’émissions de GES dans le secteur de la forêt. Et enfin, scénario le plus ambitieux, qui paraît un peu hors de portée, on se met aussi d’accord sur la vérification internationale des actions d’émissions des uns et des autres et sur un échéancier au terme duquel la communauté internationale doit adopter un accord juridiquement contraignant sur le climat ».

    Les principaux sujets sur la table des négociations à Cancun :

    - La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la déforestation (12 à 20% du total). Cancun pourrait rendre opérationnel le mécanisme REDD+ qui consiste à verser des compensations financières aux pays qui réduisent la déforestation ou la dégradation de leurs forêts.

    - Le Fond Vert. A Copenhague, les pays industrialisés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 pour les pays les plus pauvres.

    - L’ancrage et la vérification des engagements sur les réductions d’émissions de gaz à effets de serre. Devant la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les pays industrialisés ont annoncé leurs objectifs de réduction et les pays en développement ont annoncé leurs actions, mais l’ensemble de ces engagements n’ont pas de caractère contraignant et à Cancun, un cadre juridique devrait être étudié pour ancrer et vérifier ces engagements.

    - Le Protocole de Kyoto doit faire l’objet d’une discussion pour connaître une deuxième période, la première s’achevant fin 2012.

    - Les mécanismes sur les transferts de technologie. Cancun pourrait créer un comité sur les technologies pour aider les pays les plus vulnérables à avoir accès aux technologies qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Un accord a minima ?

    A défaut d’un grand accord international qui paraît aujourd’hui hors de portée, un ensemble de mesures pourrait voir le jour à Cancun et permettrait une avancée significative du processus comme l’explique Nathalie Kozusko Morisset, ministre française de l’Ecologie : « On ne peut pas attendre de Cancun l’accord définitif qui permet d’engager tous les pays dans une nouvelle étape majeure de la lutte contre le changement climatique. En revanche, un paquet de décisions équilibrées reste possible… Probablement une réussite à Cancun est possible si on a vraiment le paquet qui intéresse, disons clairement les choses, autant les pays du nord que les pays du sud, les pays développés que les pays émergents ; donc il faudrait avoir des choses sur la partie financière, des fonds sur ce qu’on appelle le Fast Start, sur REDD+ c’est à dire la lutte contre la déforestation, et puis sur le MRV (l’ancrage et la vérification) donc toute la partie reporting, la transparence des informations sur les émissions de gaz à effet de serre ».

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