Humanitaire - 
Article publié le : jeudi 10 mars 2011 à 18:19 - Dernière modification le : jeudi 10 mars 2011 à 18:19

Point sur la crise humanitaire qui prévaut à la frontière libéro ivoirienne

En ce début mars 2011, quelque 15000 personnes déplacées se sont déjà regroupées à la mission catholique dans le secteur de Duékoué, ville ivoirienne proche de la frontière avec le Libéria.
En ce début mars 2011, quelque 15000 personnes déplacées se sont déjà regroupées à la mission catholique dans le secteur de Duékoué, ville ivoirienne proche de la frontière avec le Libéria.
Unicef/Cdl/2011/Slavin

Par Michèle Diaz

 Les déplacements des populations s’intensifient à la frontière libéro ivoirienne. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'en inquiète, redoutant une « situation d'urgence » humanitaire en Côte d'Ivoire, « occultée » par les bouleversements dans le monde arabe.

Le nombre de déplacés dans le pays, dont 200.000 autour d'Abidjan, est estimé autour de 400 000 personnes et celui des réfugiés ayant fui la Côte d'Ivoire pour migrer au Libéria voisin à quelque 75.000 : « Nous sommes face à une situation d'urgence un peu occultée par les différents mouvements au Maghreb », s'est ému Jacques Hintzy, président de l'Unicef France.

Pourtant, « Jusqu'à présent, il y a très peu de financement pour la crise humanitaire en Côte d'Ivoire et au Liberia », a déploré Grant Leaity, chef des urgences à l'Unicef pour l'Afrique de l'ouest et du centre, qui a passé deux mois en Côte d'Ivoire et s'est rendu au Liberia.

Grant Leaity, chef des urgences à l'Unicef pour l'Afrique de l'ouest et du centre

L’organisation humanitaire s’inquiète d’une possible guerre civile qui pourrait déboucher sur une crise majeure dans la région. L'Unicef a estimé ses besoins à 28 millions de dollars pour répondre à cette crise humanitaire en Côte d'Ivoire dans les trois prochains mois et à 19 millions de dollars ses besoins pour le Liberia.

 

10/03/2011 par Michèle Diaz

Grant Leaity a indiqué que les priorités de l'Unicef pour les déplacés et les réfugiés étaient l'assainissement de l'eau et la construction de latrines, ainsi que la réponse aux problèmes de malnutrition qui risquent d'« empirer ».

Grant Leaity

L'Unicef constate que les services sociaux n'étaient pas dimensionnés pour recevoir un tel afflux de migrants, ce qui n'est pas sans soulever des inquiétudes pour l'approvisionnement en nourriture et eau potable afin d'éviter les gastrites et les cas possibles de choléra.

 

10/03/2011

Grant Leaity a par ailleurs souligné le recrutement d'enfants par les deux parties opposées dans l'ouest du pays et à Abidjan, sans pouvoir fournir de chiffre.

Pour en savoir plus :

- Unicef 

tags: Homme - Santé et Médecine
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