Agriculture - 
Article publié le : mardi 03 mai 2011 à 18:02 - Dernière modification le : mardi 03 mai 2011 à 18:02

Les chercheurs de l'IRD misent sur la météo pour réduire l’insécurité alimentaire

Aux premières pluies fortes de l'hivernage, on plante l'arachide et le mil. (Niakhar, Sénégal)
Aux premières pluies fortes de l'hivernage, on plante l'arachide et le mil. (Niakhar, Sénégal)
Yves Paris/ IRD

Par RFI

Climat, agronomie, économie : des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement et leurs partenaires ont mutualisé leur connaissances et montré que « les producteurs de mil nigériens pourraient augmenter leurs revenus jusqu’à 30 %. (...) Comment ? Simplement en ajustant leur stratégie aux projections sur la saison des pluies à venir. »

L'objectif des travaux de recherche des scientifiques de l'IRD vise à améliorer les rendements agricoles en Afrique de l’Ouest. Comment? Grâce à des prévisions météorologiques plus précises qui permettraient aux paysans d'ajuster leur agriculture, « même dans les pays sahéliens comme le Niger, où les pluies faibles et irrégulières n’autorisent que des cultures vivrières peu rentables », assurent les chercheurs, espérant ainsi contribuer à « réduire la pauvreté de très nombreux petits producteurs.»

La démographie en Afrique sub-saharienne est en pleine croissance et pourtant les taux de sous-alimentation y avoisineraient les 30%, faisant de ces régions les plus sous-alimentées de la planète. En améliorant les projections météo leur permettant d'optimiser leurs cultures, les chercheurs estiment donc que cela permettrait aux paysans de mieux faire face à l’insécurité alimentaire dans les prochaines années.

"Prévoir, c’est s’adapter", résume l'IRD qui, s'appuyant sur une précédente étude à travers la modélisation numérique d’une exploitation virtuelle au Sénégal, se félicite que  les gains de production peuvent aller jusqu'à 80%. Des résultats qui sont certes optimum, ... mais assurent les scientifiques dans des régions où la pluviométrie est plus basse, les rendements pourraient être améliorés d'au moins 7% et, « avec des informations plus précises, permettant d’ajuster au mieux leur stratégie, ils augmenteraient de 11% ; enfin, en ajoutant une variable supplémentaire telle que la date de début ou de fin de la saison des pluies, les gains atteindraient 31%

Pour en savoir plus :

Consulter le site de l'Institut de recherche pour le développement

tags: Environnement - Homme - Recherche
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