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    Science

    Les chercheurs de l'IRD misent sur la météo pour réduire l’insécurité alimentaire

    media Aux premières pluies fortes de l'hivernage, on plante l'arachide et le mil. (Niakhar, Sénégal) Yves Paris/ IRD

    Climat, agronomie, économie : des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement et leurs partenaires ont mutualisé leur connaissances et montré que « les producteurs de mil nigériens pourraient augmenter leurs revenus jusqu’à 30 %. (...) Comment ? Simplement en ajustant leur stratégie aux projections sur la saison des pluies à venir. »

    L'objectif des travaux de recherche des scientifiques de l'IRD vise à améliorer les rendements agricoles en Afrique de l’Ouest. Comment? Grâce à des prévisions météorologiques plus précises qui permettraient aux paysans d'ajuster leur agriculture, « même dans les pays sahéliens comme le Niger, où les pluies faibles et irrégulières n’autorisent que des cultures vivrières peu rentables », assurent les chercheurs, espérant ainsi contribuer à « réduire la pauvreté de très nombreux petits producteurs.»

    La démographie en Afrique sub-saharienne est en pleine croissance et pourtant les taux de sous-alimentation y avoisineraient les 30%, faisant de ces régions les plus sous-alimentées de la planète. En améliorant les projections météo leur permettant d'optimiser leurs cultures, les chercheurs estiment donc que cela permettrait aux paysans de mieux faire face à l’insécurité alimentaire dans les prochaines années.

    "Prévoir, c’est s’adapter", résume l'IRD qui, s'appuyant sur une précédente étude à travers la modélisation numérique d’une exploitation virtuelle au Sénégal, se félicite que  les gains de production peuvent aller jusqu'à 80%. Des résultats qui sont certes optimum, ... mais assurent les scientifiques dans des régions où la pluviométrie est plus basse, les rendements pourraient être améliorés d'au moins 7% et, « avec des informations plus précises, permettant d’ajuster au mieux leur stratégie, ils augmenteraient de 11% ; enfin, en ajoutant une variable supplémentaire telle que la date de début ou de fin de la saison des pluies, les gains atteindraient 31%

    Pour en savoir plus :

    Consulter le site de l'Institut de recherche pour le développement

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