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    Science

    L’espèce humaine condamnée par la Terre et dix-huit Prix Nobel

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    Des Prix Nobel réunis en colloque à Stockholm ont alerté les dirigeants du monde sur la nécessité d’agir de toute urgence en faveur du développement durable et de l’environnement. Après avoir intenté - symboliquement - un procès à l’espèce humaine, ils ont publié mercredi 18 mai un mémorandum à appliquer avant que la situation ne devienne, selon eux, irréversible.

    Un procès contre l’espèce humaine, avec la Terre comme partie civile et la dégradation de l’environnement comme chef d’accusation, c’est l’idée originale qu’ont eue les participants au troisième Symposium sur le développement durable qui se tenait à Stockholm du 16 au 19 mai. Le but de ce procès symbolique était, pour la quarantaine de scientifiques présents - dont 18 Prix Nobel - d’attirer l’attention sur les conclusions de leurs travaux. Leur jugement est sans appel : l’homme est coupable.

    L’ère de l’Anthropocène

    Selon eux, plus aucun doute n’est permis : les modèles de production, de consommation et de croissance démographique actuels dépassent la capacité de la Terre à subvenir aux besoins de l’humanité. « Il est clair que nous transgressons les limites qui ont permis l’évolution de la civilisation depuis 10 000 ans », prévient le rapport. Les scientifiques jugent que l’on est proche d’atteindre un tournant qui aura des conséquences brutales et irréversibles pour la communauté humaine et les écosystèmes. « Quoiqu’il arrive, l’Histoire nous jugera », a conclu le ministre suédois de l'Environnement, Andreas Carlgren, au terme du faux procès.

    L’activité humaine a de telles conséquences sur l’environnement que l’on est même entré, selon ces experts, dans une nouvelle époque géologique qu’ils ont baptisée l’ « Anthropocène », terme inventé à la fin des années 1990 par le Néerlandais Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie en 1995. Il fait remonter le début de cette période à la Révolution industrielle, quand l’influence de l’homme sur son environnement est devenue prédominante. Le symposium en lui-même comprenait trois groupes de travail : « les écosystèmes et le développement humain », « la planète dominée par l’homme, où sont les limites ? » et « le basculement vers la durabilité ».

    Les scientifiques en ont retiré huit grandes priorités dont certaines, même si elles paraissent frappées du sceau du bon sens, semblent difficilement applicables dans l’état actuel du monde. « Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que nous n'avons aucun pouvoir au statut légal. Mais nous avons pour nous la rationalité, le bon sens et la sagesse » a commenté le Mexicain Mario Molina. Prix Nobel de chimie en 1995 avec Paul Crutzen, il est aujourd’hui conseiller scientifique de Barack Obama.

    Révolution verte

    Quartier Komoguel 1. Près de la grande mosquée. Une ruelle revêtue par des pavés de plastique recyclé. Marie-Laure Josselin/RFI

    Parmi les objectifs majeurs des scientifiques : faire en sorte que le réchauffement climatique de la Terre ne dépasse pas les 2°C, favoriser une révolution agricole tournée vers l’écologie et renforcer la gouvernance mondiale. Sur une Terre dont la population pourrait passer de 7 milliards d’individus en 2012 à plus de 9 milliards d’ici 2050, selon un rapport de l'ONU datant du 3 mai dernier, le mémorandum de Stockholm appelle aussi à une refonte du modèle de développement économique mondial, à une réduction de l’impact de la consommation sur l’environnement et à des investissements massifs dans la science. Le texte a été remis à la présidente finlandaise Tarja Halonen, qui copréside un comité de l'ONU sur le développement durable. Il devrait servir de base au Sommet de la Terre qui aura lieu à Rio de Janeiro du 4 au 6 juin 2012.

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