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    Science

    Un sommet à Brazzaville pour protéger les grands bassins forestiers tropicaux

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    La République du Congo organise jusqu’au 3 juin le premier sommet des trois plus grands bassins forestiers tropicaux du monde. Préoccupés par l’avenir de leurs forêts, les pays qui possèdent des forêts tropicales se sont donné rendez-vous à Brazzaville pour relancer la coopération avec les pays du Nord, développer de nouvelles synergies Sud-Sud et convenir d’une déclaration commune sur ces forêts dans la perspective des prochaines négociations internationales sur le Climat.

    Un front commun pour les forêts tropicales

    La République du Congo est, depuis plusieurs années, très engagée sur la question de la préservation des forêts et vient d’annoncer son intention de planter un million d’hectares d’arbres sur 10 ans pour lutter contre la déforestation. Elle est à l’initiative de cette rencontre des trois plus importants bassins forestier tropicaux du monde : le bassin Amazonien, le bassin du Congo et le bassin Bornéo–Mékong du sud-est asiatique.

    Ces trois grands bassins, qui couvrent 80% des forêts tropicales, abritent les deux tiers des espèces vivantes et jouent un rôle très important dans l’écosystème mondial et notamment sur notre système climatique, car ces forêts captent le carbone que nous émettons en excès et qui contribue au réchauffement climatique. Pourtant, malgré leurs nombreuses vertus, ces forêts sont de plus en plus menacées par les hommes et leurs activités.

    Ce constat partagé par tous les pays qui possèdent des forêts tropicales est préoccupant. Comment lutter contre la déforestation et mettre en place des stratégies de développement et de conservation durables ? C’est tout l’objet de cette rencontre de Brazzaville qui aspire à une meilleure collaboration entre les pays forestiers, et qui souhaite promouvoir une plus grande efficacité de la coopération Nord-Sud, tout en développant un front commun dans le cadre des négociations internationales sur les forêts.

    Le Sommet des trois bassins

    Plus de 500 personnes venues de tous les pays concernés se sont donné rendez-vous à Brazzaville jusqu’au 3 juin. Chefs d’Etats, ministres des forêts, organisations internationales, ONGs, organismes scientifiques et de nombreux experts vont travailler sur des textes qui ont été élaboré sur la base d’un constat commun sur l’état des forêts réalisé par la FAO. « Cette réunion », comme l’explique Alain Byant du CIRAD , le centre de recherche agronomique pour le développement qui participe aux réunions préalables des groupes d’experts « doit aboutir à un accord de coopération et d’autre part à une déclaration formelle, ces deux documents techniques sont actuellement en pleine discussion en session d’experts pour que les Etats puissent le ratifier en fin de semaine ».

    Ces textes veulent promouvoir une meilleure utilisation des outils existant et notamment ceux proposés par les Nations unies dans le cadre des négociations sur le climat et la biodiversité.

    Des outils à promouvoir

    Pour protéger les forêts tropicales et permettre un développement durable de ces espaces menacées, plusieurs mécanismes ont été créés dans le cadre des négociations internationales sur les forêts mais ces outils ont été jusqu'à présent très peu sollicités.

    Tristan Lecomte, qui s’est spécialisé avec sa structure « pur projet » dans ces mécanismes, intervient actuellement dans de vastes projets de reforestation en Amazonie péruvienne en impliquant des entreprises des pays du Nord, conformément, comme il l’explique, aux recommandations des Nations unies : « On veut apporter des solutions harmonieuses entre l’Homme et la nature à travers des techniques agro-écologiques et agro-forestière. On ne veut pas s’opposer aux populations qui souhaitent des terres, leurs demandes sont légitimes et nous-même qui ne sommes pas du pays, nous n’avons aucune légitimité à avoir un regard sur les demandes des populations; par contre, on veut accompagner ça, parce qu'on connait les techniques agro-forestières et des techniques de développement carbone qui permettent de participer aux mécanismes de développement sans avoir un impact négatif sur l’environnement, c’est ça l’esprit du Protocole de Kyoto: que les pays riches qui sont responsable de la pollution payent dans les pays pauvres des mécanismes de développement propres qui sont du développement mais qui vont aussi dans le sens de l’environnement… »

    Un outil auquel il faut rajouter les fameux programmes Redd ou Redd plus, qui signifie « Reduce emissions from deforestation and degradation », un nouveau type de projet 'forestier carbone' qui consiste à aller chercher des fonds auprès des entreprises ou des organisations internationales pour financer des activités qui permettent d’éviter la déforestation sur des zones menacées... Des outils aujourd’hui encore trop peu sollicités que la réunion des 3 bassins forestiers aimeraient voir se développer.

    Une réunion donc importante pour relancer la mise en œuvre des systèmes existants, pour accélérer les processus de financement promis lors des conférences internationales, pour développer les territoires en agissant efficacement contre la destruction de ces forêts. Il s'agit d'un sommet en marge des grands rendez-vous internationaux qui entend pourtant peser de tout son poids pour se faire entendre en cette année 2011, promue par les Nations unies, Année des Forêts.

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