Congrès mondial de cancérologie à Chicago  - 
Article publié le : lundi 06 juin 2011 à 17:07 - Dernière modification le : lundi 06 juin 2011 à 18:09

Lutte contre le cancer de la peau: une nouvelle thérapie très prometteuse

Un premier traitement réussi du mélanome ciblant des patients porteurs de mutations génétiques spécifiques dans leur tumeur.
Un premier traitement réussi du mélanome ciblant des patients porteurs de mutations génétiques spécifiques dans leur tumeur.
Getty Images/SPL/Steve Gschmeissner/

Par RFI

Ce week end se tenait, à Chicago, la 47e conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO), le plus important colloque mondial de cancérologie, réunissant plus de 30.000 participants. Une nouvelle thérapie, publiée à cette occasion, a été fortement remarquée : elle cible un gène dont la mutation est liée à la moitié des mélanomes avancés. Une forte réduction de la tumeur liée à cette thérapie a été observée chez un grand nombre de patients et permis pour la première fois de prolonger leur vie.

Un traitement expérimental du laboratoire suisse Roche, a été administré oralement à 675 malades souffrant d'un mélanome métastasé jamais soigné et tous porteurs des mutations d'un gène mutant baptisé Braf.

Les patients ont été pour moitié traités avec le nouveau protocole ('vemurafenib') et l'autre moitié avec une chimiothérapie conventionnelle (appelée 'dacarbazine'). Il s'est avéré que le nouvel agent neutraliserait un gène mutant présent dans la moitié environ des mélanomes -un cancer de la peau. Il empêcherait en fait la production d'une protéine qui joue un rôle clé dans le développement de ce cancer -contre lequel, une fois généralisé, il n'existait pas jusqu'alors de traitement efficace.

Un risque de décès réduit de 63% avec ce nouveau traitement ...

Une analyse des résultats après une période médiane de trois mois durant l'essai clinique montre que le vemurafenib a réduit chez ces patients de 63% le risque de décéder par rapport à ceux soumis à la chimiothérapie : « Ces résultats -comparés à ceux obtenus à partir d'une chimiothérapie actuelle- représentent vraiment une énorme avancée vers le traitement personnalisé des mélanomes », s'est félicité le Dr Paul Chapman, du centre du cancer Memorial Sloan-Kettering à New York, principal auteurs de l'étude.

« Il s'agit du premier traitement réussi du mélanomes ciblant des patients porteurs de mutations génétiques spécifiques dans leur tumeur, et il pourrait devenir l'une des deux seules thérapies permettant de prolonger la survie de patients atteints d'un mélanomes avancé », a relevé le cancérologue.

Pour en savoir plus :

47è Congrès international des plus grands spécialistes d'oncologie

tags: Recherche - Santé et Médecine
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