Santé/ Prévention - 
Article publié le : lundi 20 juin 2011 à 14:55 - Dernière modification le : lundi 20 juin 2011 à 14:55

Plus de 3,5 millions de décès à la naissance pourraient être évités chaque année

Les pays du Sud doivent multiplier entre 6 et 15 les effectifs de sages-femmes en milieu hospitalier
Les pays du Sud doivent multiplier entre 6 et 15 les effectifs de sages-femmes en milieu hospitalier
Mariana Bazo/Reuters

Par Michèle Diaz

La maternité reste un risque majeur de mortalité notamment dans les pays en voie de développement, c’est qui ressort d’un nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population sur la pratique de sage-femme à travers le monde présenté à Durban en Afrique du Sud lors du Congrès international des sages-femmes.

Selon ce dernier rapport, plus de 350 000 femmes meurent pendant leur grossesse ou lors de leur accouchement. Près de 2 millions de nouveau-nés succombent dans les premières 24 heures de leur existence et plus de 2 millions et demi sont mort-nés.

Si les services de sage-femme étaient adaptés, plus de 3 millions et demi de décès pourraient être évités chaque année. C’est ce que fait apparaître l’enquête menée dans 58 pays qui représentent près de 60 % des naissances pour 9 décès sur 10 à l’échelle mondiale.

Le rôle de la sage-femme est primordial

Parmi ces 58 pays, les deux tiers n’atteindront pas l’objectif 5 du Millénaire, celui relatif à la santé maternelle; plus particulièrement, 9 de ces pays doivent augmenter de façon considérable le nombre de sages-femmes, en multipliant entre 6 et 15 les effectifs. C’est le cas du Cameroun, de l’Ethiopie, de Guinée, d’Haïti, du Niger, de la Sierre Leone, de la Somalie, du Soudan et du Tchad.

1. Le métier de sage-femme
26/05/2010 - Priorité santé
26/05/2010 - Priorité santé

Le manque de structures d’accueil, de formation et d’emploi des sages-femmes contribuent largement à cette situation. Le rôle de la sage-femme est primordial afin de remédier à ces problèmes de santé car, bien formée, elle peut assurer le suivi de la femme enceinte en prévenant les risques inhérents à la grossesse, et lors de l’accouchement; elle peut en outre faciliter la prise en charge de la mère et de son enfant en cas de besoin.

Ainsi le rapport préconise-t-il également aux gouvernements de reconnaître cette profession indispensable, de développer la formation de ces personnels et de les répartir de façon adaptée dans les centres de soins.

Pour en savoir plus :

Site de l'UNFPA

tags: Homme - Santé et Médecine
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

réaction

C'est une vraie catastrophe, s'il y a tant de décès. Mais on dois se rendre à l'évidence que pour chaque décès il y a plusieurs autres qui survivent et qui souffrent des complications invalidantes liées à la maternité; pensons aussi à eux

Fermer