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    Morts suspectes de sangliers en Bretagne: les algues vertes auraient-elles encore frappé?

    media 18 sangliers ont été retrouvés morts dans un estuaire de la baie de Saint Brieuc. AFP/ DAMIEN MEYER

    Dans les Côtes d'Armor (France, ouest), une trentaine de cadavres de sangliers ont été retrouvés en moins d'un mois, dont trois nouveaux ce 27 juillet 2011. Les autorités ne parviennent à déterminer l'origine de cette hécatombe surprenante. Les associations environnementales pointent du doigt la présence d'algues vertes qui prolifèrent  depuis plusieurs années sur les côtes bretonnes.

    Depuis le début de l'été, les sangliers des Cotes d'Armor sont victimes d'un mal mystérieux. Hier encore, dix-huit sangliers ont été retrouvés morts dans un estuaire de la baie de St-Brieux, et ce matin, la presse locale rapportait au moins trois nouveaux cas.

    Des autopsies sont en cours pour élucider l'origine de ces morts en série et, pour l'heure, la Préfecture ne privilégie aucune piste. Mais, pour les associations environnementales, le contexte environnemental est troublant : ces sangliers viennent en effet d'une colonie toute proche et ont pour habitude de se promener sur la plage ... une plage très touchée par les algues vertes, des algues toxiques quand elles sont en décomposition.

    Hydrogène sulfuré? Cyanobactéries ? ... 

    Seule certitude, ces animaux ne sont pas mort noyés et ils n'étaient pas malades. Les autorités n'excluent donc pas la présence d'hydrogène sulfuré, un gaz notamment dégagé par la putréfaction des algues. Les résultats des mesures de ce gaz doivent être connus dans la journée.

    Une autre origine possible d'intoxication pourrait être liée à une contamination par l'eau. Les analyses prélévées sur un barrage en amont révèlent des traces en cyanobactéries, au dessus du seuil d'alerte mais en dessous du seuil de danger.

    En attendant les résultats d'expertise, les plages où ces sangliers ont trouvé la mort sont interdites au public depuis début juillet.

    Le Fléau des algues vertes

    Les chercheurs du Centre national de recherche scientifique (CNRS) expliquent que les algues vertes ne forment pas un groupe évolutif complet et cohérent et que certaines algues vertes sont défavorablement célèbres comme indicateurs des dérèglements de l'environnement causés par l'homme.

    Ces dernières -appelées "urves"- polluent des plages de Bretagne depuis 30 ans où, chaque année, plus de 40 mille tonnes sont collectées. Des associations de défense de l'environnement dénoncent depuis des années l'effet néfaste des nitrates employés en agriculture, qui favorisent leur prolifération.

    Quelques chiffres ...

    • Au total, 31.771 m3 d' algues vertes ont été collectés au 18 juillet 2011, soit un peu plus qu'à la même période en 2010 : 18.719 dans les Côtes-d'Armor et 13.052 dans le Finistère (contre 28.271 m3 à la mi-juillet 2010), selon le dernier bilan de la Préfecture de région.

    • Par rapport à 2010, les quantités d'algues ramassées sont inférieures dans les Côtes-d'Armor, mais nettement supérieures dans le Finistère (13.052 m3 en juillet 2011 -contre 4.993 en juillet 2010), où la chaleur précoce a entraîné des marées vertes dès le mois de mai 2011.

    Rappels ...

    • C'est en juillet 2009 que la question de la dangerosité des algues vertes est clairement posée, après le décès d'un cheval qui s'était embourbé dans les algues vertes sur la plage de Saint Michel en Grève dans les Côtes d'Armor.
    • L'Agence de sécurité sanitaire de l'environnement (Anses) -qui avait été saisie en février 2010 dans le cadre du plan national de lutte contre les algues vertes- recommande de ramasser les algues vertes le plus rapidement possible après échouage, pour éviter leur putréfaction. Elle recommande également de doter les personnels impliqués dans ce ramassage d'un détecteur de sulfure d'hydrogène car, lors de leur putréfaction, ces algues entraînent « des dégagements importants de gaz toxique, notamment de sulfure d'hydrogène », rappelle l'Anses.

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