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    Science

    Quel avenir pour les vols spatiaux habités ?

    media

    Il y a 15 ans, l'astronaute Claudie Haigneré devenait la première femme française à aller dans l'espace, pour un séjour à bord de la station MIR qui, à l'époque tournait encore au-dessus de nos têtes. Depuis, c'est l'ISS, la Station spatiale internationale qui pris le relais et qui accueille les astronautes de toute la planète. Mais voir un astronaute faire une sortie dans l'espace vêtu d’une grosse combinaison blanche risque de devenir de plus en plus rare.

    Regarder la Terre depuis l'espace. Il n'y a déjà pas beaucoup de personnes qui peuvent en rêver et ce rêve risque de devenir de plus en plus inaccessible. Depuis que les Etats-Unis ont arrêté leur programme de navette spatiale, lors du dernier vol d’Atlantis le mois dernier, il n'y a maintenant plus que la Russie qui est capable d'envoyer des astronautes sur l'ISS, à bord de ses capsules Soyouz.

    Mais la semaine dernière, Vladimir Popovkine, le responsable de Rokosmos, l'agence spatiale russe, a publiquement regretté l'importance donnée aux vols habités par l'administration russe. Pour lui, ces vols seraient trop chers et surtout inutiles. C’est un véritable changement de philosophie dans l’industrie spatiale russe, où le vol habité ferait presque figure de mythe, avec son histoire et ses grandes figures, telles que Youri Gagarine.

    Cette déclaration de M. Popovkine soulève également des questions quant à l’avenir de l’ISS. Pour François Spiero, le responsable du vol habité au Centre national d’études spatiales (CNES), s’il est très probable que les Russes tiennent leurs engagements auprès de leurs partenaires internationaux impliqués dans le projet ISS jusqu’en 2020, l’avenir de la station après cette date est en revanche beaucoup plus flou. « Différentes options sont envisageables après 2020, estime-t-il. On peut continuer l’exploitation de la station, mais il faudra un engagement fort de la Nasa et de Rokosmos. Une autre option est d’arrêter progressivement l’ISS et d’orienter les activités de vol habité vers d’autres destinations »

    Objectif Mars ?

    Ces autres destinations, ce sont Mars et des astéroïdes. Il est clair que la planète rouge fait toujours rêver. D’autant plus que les Etats-Unis ont annoncé en octobre l’abandon d’une majeure partie du programme Constellation, qui prévoyait notamment un retour sur la Lune. Mars est donc le nouvel objectif de la Nasa, mais un objectif encore très lointain puisque Barack Obama a daté son exploration à l’horizon 2040–2050, évidemment bien après son éventuel second mandat.

    Quel sera la nature de cette exploration ?Sera-t-elle humaine ou robotisée ? La question fait débat. L’aspect symbolique d’une exploration humaine serait beaucoup moins fort qu’a pu l’être celle de la Lune : celle-ci revêtait à l’époque une dimension politique très forte, dans un contexte de guerre froide et de compétition entre les Etats-Unis et l’URSS.

    Mais le principal reproche fait à une exploration humaine, c’est son prix. « Avec le coût d’envoi d’une seule mission humaine sur un astéroïde ou sur Mars, on fait peut-être 20 ou 30 missions automatiques », estime Philippe Hénarejos, rédacteur en chef de la revue Ciel et espace. D’autant plus qu’une expédition humaine ne se justifie que difficilement d’un point de vue scientifique : « Si les scientifiques ont les sondes qui répondent aux interrogations qu’ils se posent, ils peuvent faire de la très bonne science avec des engins automatiques. Il n’y a pas besoin d’êtres humains sur place ».

    La Chine, future puissance spatiale ?

    Il n’y aurait finalement que la Chine qui pourrait trouver un intérêt symbolique fort à mettre le pied sur Mars. Le pays affiche des ambitions en matière de recherche spatiale, et il a déjà lancé avec succès trois missions habitées en orbite autour de la Terre.
    Mais il ne semble pas qu'il ait la technologie nécessaire pour mener à bien une opération martienne.

    Pour le moment, la Chine « essaie juste d’acquérir la  technologie qui lui fait défaut pour rattraper son retard sur les Russes et les Américains », analyse Isabelle Sourbès-Verger, chercheuse au CNRS et spécialiste de la politique spatiale chinoise. Selon elle, la Chine n’aurait d’ailleurs pas une ambition démesurée en la matière : « On présente souvent les réalisations chinoises comme un acte de concurrence contre les Américains. Ce n’est pas tout à fait ça, et dans la mesure où leur crédibilité internationale en sort renforcée, ce ne sont pas les autorités chinoises qui vont le démentir ».

    En cette période de coupes budgétaire, tous ces projets de grande ampleur sont donc repoussés de plusieurs décennies. Quant à la présence de l'homme dans l'espace, les astronautes tourneront toujours en orbite autour de la Terre pour quelques années encore, au moins jusqu'en 2020 à bord de l'ISS.

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