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Article publié le : mardi 25 octobre 2011 à 16:38 - Dernière modification le : mardi 25 octobre 2011 à 16:49

«Pakaihi I Te Moana», une campagne océanographique menée aux îles Marquises

Napuka est un atoll situé dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française.
Napuka est un atoll situé dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française.
(Photo : IRD)
Napuka est un atoll situé dans l'archipel des Tuamotu en Polynésie française.

Par RFI

«Respect de l’océan», tel est le nom de baptême d’une campagne montée et financée par l’Agence des aires marines protégées, une opération qui a démarré ce 25 octobre 2011 et qui doit se poursuivre jusqu’en février 2012. Présumé exceptionnel mais en fait peu connu, le patrimoine naturel marin marquisien va faire l’objet d’un inventaire de vaste envergure. Faune et botanique ... ce sont toutes les richesses naturelles de la Polynésie française que s’apprêtent à recenser quelque quarante scientifiques pour permettre ensuite aux autorités polynésiennes d’envisager la gestion future de cet espace.

Dans les semaines qui viennent, les chercheurs vont se succéder à bord du navire océanographique néozélandais Braveheart avec, pour mission, de faire un état des lieux de la biodiversité marine des îles Marquises. Le patrimoine naturel marin des îles de l’archipel n’a jamais fait l’objet d’un recensement méticuleux, de la côte vers le large, des algues aux invertébrés, des poissons aux prédateurs des grands fonds, en passant des grottes ennoyées aux monts sous-marins et les chercheurs vont essayer de comprendre pourquoi certaines espèces sont endémiques dans cette région du globe !

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Les chercheurs espèrent découvrir des espèces inconnues dans les écosystèmes marins des îles notamment dans les grottes et au sein des écosystèmes profonds (jusqu’à 1000 mètres de profondeur) tel les monts sous-marins. Pour la première fois, les grottes sous-marines accessibles à l’homme seront explorées en plongée. En fonction de la profondeur, plongeurs ou robot effectueront des photos à des fins d’identification et des prélèvements.

Les Marquises, haut lieu de la biodiversité marine mondiale

Les Marquises, qui regroupent 13 îles, sont quasiment dépourvues de constructions récifales mais l'atoll possède en revanche des récifs ennoyés qui constituent une particularité géo-morphologique unique en Polynésie. Lors d'un colloque sur les aires marines protégées en 2007, les eaux polynésiennes ont été identifiées comme espace à enjeux par l’UICN notamment pour une reconnaissance internationale au travers du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le taux d’endémisme connu semble être l’un des plus forts de l’Indo-Pacifique faisant des Marquises un des "hot-spot" de la biodiversité marine mondiale. Proche de l’équateur, les eaux des Marquises bénéficient d’un enrichissement important en plancton et nutriments, ce qui est atypique dans cette partie du Pacifique et les données scientifiques disponibles sur cette zone restent incomplètes. Ce défi est d'autant plus important à relever que l’économie polynésienne est intimement liée au milieu marin et que des zones maritimes gérées de manière efficace peuvent répondre aux enjeux à la fois écologiques, culturels et économiques.

  • La Polynésie française compte 118 îles disséminées sur 5 millions de km² d’espace maritime, soit la moitié des eaux sous-juridiction française.
  • Composée de 5 archipels (Australes, Gambier, Marquises, Tuamotu et Société), on y recense 84 atolls, soit 20% des atolls du monde.
  • Cet espace abrite près de 15 050 km² d’écosystèmes coralliens très diversifiés.
    PAKAIHI I TE MOANA

    Soutenue par le Pays et orchestrée avec les six maires des Marquises, l’opération a bénéficié du soutien technique et logistique du Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe).
    Sa réalisation s’appuie sur la réunion de compétences scientifiques complémentaires apportées par de nombreux organismes de recherche tels l’Ifremer, l’Institut de recherche et de développement (IRD), Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) ou l’Université de Polynésie française, mais aussi grâce à des partenariats noués avec le service polynésien de la pêche ou l’Institut Louis Malardé. Et, dans sa dernière phase -du 3 au 23 février-, cette campagne sera coordonnée par l'Ifremer.

     

 

tags: Biodiversité - Environnement - Recherche - Terre
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