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L'IRD est en pointe pour détecter les eaux liquides sous les glaciers

Alimentation en eau, gestion des risques glaciaires… Des géophysiciens de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) sont en pointe dans le développement d’une méthode novatrice basée sur la résonance magnétique des protons. Grâce à cette technique ils sont en mesure de retrouver l'eau perdue sous les glaciers ou dans le sous-sol et d'en évaluer le volume.
Plus de 99 % de l'eau douce de la planète se trouve dans les glaces ou sous la terre. La technique mise au point par les scientifiques de l'IRD « intéresse aussi bien les régions semi-arides, où l’eau est une ressource stockée en profondeur, que les zones de montagne tropicales, telles que les Andes ou l’Himalaya, où, dans un contexte de changement climatique, l’eau glaciaire peut constituer une source de risque majeure », expliquent les chercheurs.
Le milieu souterrain étant caractérisé par de nombreuses discontinuités que l'on ne peut pas percevoir depuis la surface, les géophysiciens ont développé des techniques d’exploration indirecte et, depuis quelques années, une équipe de chercheurs de l’IRD du Laboratoire d’étude des transferts en hydrologie et environnement (LTHE) développe une méthode basée sur la résonance magnétique des protons (RMP), en collaboration avec le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et le Geophysical Institute of Israel. Cette méthode permet d'étudier de manière non intrusive l'eau dans les roches, à une profondeur comprise entre 0 et 100 mètres environ.
Cette technique peut prévenir de grands dangers car il arrive en effet que l'eau perdue en surface soit piégée sous les glaciers au risque de se vidanger brutalement à l'instar du glacier de Tête Rousse, en Haute-Savoie, petit par sa taille (0,08 km²) mais dont la poche d’eau sous glaciaire de 80 000 m3 s’est brutalement libérée en 1892, faisant 175 morts en aval.
![]() De nombreux glaciers patagoniens et de Terre de Feu (ici au pied du Glacier Nef du Campo de Hielo Norte) plongent dans les eaux d'un lac ou de l'océan et se délitent en icebergs. On dit qu'ils « vêlent ». (Chili) IRD/ Pierre Chevalier |
Pour en savoir plus :
se reporter à la fiche technique de l'IRD

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