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Le CSEM collecte et fusionne en temps réel les données de 70 réseaux sismologiques

Le Centre sismologique euro-méditerranéen (Csem) a mis en place une méthode innovante appelée « Flash-sourcing » pour offrir une information rapide, fiable et accessible sur les tremblements de Terre et contribuer ainsi à une meilleure gestion des risques : la région où la secousse a été ressentie est cartographiée avant même que le séisme n’ait été reporté par les réseaux de surveillance.
Lors de la 32ème commission sismologique européenne (ESC) qui s'était réunie en septembre 2010 à Montpellier, l'accent avait été mis sur un nécessaire renforcement de la collaboration entre chercheurs et citoyens : la réflexion portait sur la logistique à mettre en place pour que les citoyens témoins de séismes deviennent de véritables capteurs, qu'ils puissent transmettre en temps réel les données aux scientifiques afin que ces derniers puissent analyser en temps réel les risques et prévenir les conséquences.
Le renforcement de la collaboration entre scientifiques et citoyens a abouti à la mise en place d'une méthode appelée « Flash-sourcing », pour détecter rapidement des séismes ressentis, par l’analyse des augmentations de trafic observées sur son site d’information sismologique en temps réel. En d'autres termes, la région où la secousse a été ressentie est cartographiée avant même que le séisme n’ait été reporté par les réseaux de surveillance.
Lorsque les personnes ressentent un séisme, elles vont sur Internet pour trouver la cause de la secousse et convergent donc massivement sur les sites d'informations rapides et elles participent, ce faisant, au « flash crowd » (augmentation de trafic sur un site web). Les scientifiques regardent alors attentivement d'où viennent les personnes qui arrivent sur le site (au travers de leurs adresse IP). Point besoin pour l'internaute de remplir le questionnaire pour que son témoignage soit pris en compte : l'afflux massif de visiteurs suffit aux géologues à détecter des séismes sans sismomètre! Les résultats sont automatiquement publiés sur Twitter (@LastQuake) en moyenne dans les 90 secondes qui suivent le séisme.
Le Flash-sourcing peut aussi, au moins dans certains cas, identifier en temps réel les régions fortement endommagées cartographiées grâce aux fermetures de sessions Internet qu’elles engendrent et les autorités sanitaires peuvent dès lors mieux évaluer les risques et s'organiser pour intervenir.
Le Csem est une ONG scientifique à but non lucratif crée en 1975 qui fédère les observatoires sismologiques de la région Euro-Méditerranéenne et regroupe 84 instituts membres de 55 pays différents. Ce centre de recherche en sismologie s’appuie sur les témoignages de la population qui ressent des séismes : les témoins sont invités à remplir un questionnaire sur internet ou via leur téléphone mobile; le questionnaire est disponible en 32 langues. les témoins peuvent aussi partager leurs photos via une application Android ou le site Internet. |
Pour en savoir plus :
- Le site de L'EMSC www.emsc-csem.org
- / dernières informations du CSEM : sur Facebook
- article revue Science

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