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Article publié le : mercredi 15 février 2012 - Dernière modification le : mercredi 15 février 2012

L’Observatoire national de la fin de vie publie son premier rapport

Deux Français sur trois ignorent un dispositif qui, depuis 2005, interdit l'acharnement thérapeutique et  instaure un droit au "laisser mourir".
Deux Français sur trois ignorent un dispositif qui, depuis 2005, interdit l'acharnement thérapeutique et instaure un droit au "laisser mourir".
Getty Images/Design Pics/Ron Nickel

Par Michèle Diaz

Alors que l’euthanasie est devenue un sujet du débat de l’élection présidentielle, l'Observatoire de fin de vie publie son premier rapport sur ce sujet très sensible, le premier depuis sa création en 2010. Ses résultats confortent l’idée qu’en France, le débat est loin d’être réglé.

Régis Aubry, chef du service de soins palliatifs du CHU de Besançon

Près de 9 français 10 estiment que les soins palliatifs sont une réponse à la souffrance des personnes gravement malades ou en fin de vie. Pourtant, les conditions sont mal connues. Régis Aubry, président de l’Observatoire national de la fin de vie, estime que 2 personnes sur 3 qui décèdent ont besoin de ces services.

 

15/02/2012 par Michèle Diaz

Ce texte fait suite à la loi Leonetti 2005 permettant en théorie de finir sa vie sans souffrance, et à d’autres rapports réalisés en 2003 et 2008 par la psychologue Marie de Hennezel, membre démissionnaire de l’observatoire national de la fin de vie.
Marie de Hennezel estime que le temps et l’argent dépensés -soit 450 000 euros- ont été perdus puisqu’il n’apporte rien de neuf. Une somme qui aurait été plus utile sur le terrain, précise-t-elle.

La législation française 

La loi Léonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie maintient l’interdiction de l’euthanasie dite « active », c’est-à-dire le fait de donner la mort à un malade incurable à sa demande ou à celle d’un proche. En revanche, elle instaure un droit au « laisser mourir ».

L’acharnement thérapeutique est interdit ; les personnes en fin de vie doivent pouvoir bénéficier de soins palliatifs – des soins pour soulager la douleur.

Si le malade en fait la demande, le médecin peut arrêter les traitements visant à prolonger la vie ; il peut aussi administrer des substances pour soulager ses douleurs même si cela risque d’accélérer la mort. Si le patient est dans l’incapacité de donner son avis, l’entourage est consulté. La décision est prise par le corps médical de manière collégiale.

Pour en savoir plus :

Site de l'Observatoire de fin de vie

tags: Santé et Médecine
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Commentaires (1)

Bonjour,Oui un sujet très

Bonjour,
Oui un sujet très "clivant".
Pas évident de faire la part des choses.
J'ai souvent eu des positions très tranchées sur le sujet au cours de mon existence, jusqu'au jour où j'ai eu la possibilité de rédiger un "testament de vie". Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, essayer de trouver un petit essai rédiger par une mamie octogénaire qui pète le feu : Anne-Marie Anthony. Le livre s'appelle "Mourir, oser s'y préparer. Le testament de vie" (je vous laisse chercher sur Internet.)
Le testament de vie est à mon humble avis le meilleur moyen de s'affranchir des questions morales liées à l'indécision. Je vous citerai une phrase courte qui résume bien l'esprit du livre d'Anne Marie Anthony : Choisir sa mort, plutôt que la subir.

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