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Article publié le : lundi 14 mai 2012 à 17:09 - Dernière modification le : mardi 22 mai 2012 à 16:05

Cerveau : la curiosité, l’éveil et le plaisir sont générateurs de neurones !

Par Dominique Raizon

Selon une étude publiée sur le site de la revue en ligne Nature Neuroscience, des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS viennent d’identifier, chez la souris, le rôle de neurones formés par le cerveau adulte. En parvenant à stimuler de manière sélective ces derniers -appelés néo-neurones, les chercheurs ont montré qu'ils amélioraient les capacités d’apprentissage et de mémorisation de tâches difficiles. Cette importante découverte ouvre des perspectives dans le traitement de certaines maladies neurodégénératives.

En 2003, les laboratoires de recherche livraient une bonne nouvelle : on apprenait, contrairement aux théories jusque là admises, que le cerveau généreusement doté d'un certain nombre de neurones à la naissance ne dégénérait pas inéluctablement avec l'âge !... Les scientifiques nous apprenaient que le cerveau continuait au contraire à s'enrichir de nouveaux neurones à l'âge adulte. 

De nouveaux neurones ... mais pour quelle mission ? La fonction de ces cellules nerveuses  -baptisées "néo-neurones"- restait encore indéterminée jusqu'à ce que l'équipe de Pierre-Marie Lledo, chef de l’unité Perception et mémoire (Institut Pasteur/CNRS), mette récemment en évidence leur rôle joué, chez la souris, dans l’apprentissage et la mémoire.

Curiosité, l’éveil et le plaisir ... un effet "boule de neige" 

Les scientifiques ont découvert que la stimulation par la lumière activait le rôle des néo-neurones dans le processus cognitif : les chercheurs ont eu recours à un dispositif expérimental associant les outils de l'optique à ceux de la génétique -un procédé baptisé "optogénétique"- visant à introduire et à faire exprimer des protéines photosensibles dans des nouveaux neurones. Ces nouvelles cellules nerveuses, stimulées par un bref flash lumineux, ont ainsi permis aux souris de mieux mémoriser -et plus rapidement- les informations proposées pendant la tâche d’apprentissage ; elles se souvennaient des exercices 50 jours après l’arrêt des expérimentations !

« Dans notre vie quotidienne, l’activité électrique (mimée par les flashs lumineux) est
exercée par les centres de l’attention de notre cerveau
» explique Pierre-Marie Lledo
qui a dirigé ce travail. « Au-delà du rôle fonctionnel qu’elle établit, cette découverte réaffirme le lien patent entre "humeur" (définie ici par un schéma particulier de stimulation) et activité cérébrale : il est établi que la curiosité, l’éveil et le plaisir favorisent la formation de néo-neurones et, grâce à eux, l’acquisition de nouvelles compétences cognitives».

A l’inverse, souligne le chercheur, un état dépressif se répercute sur la production de nouveaux neurones et déclenche un cercle vicieux qui entretient cet abattement ...Des résultats qui pourraient se révéler très utiles pour la mise au point de protocoles thérapeutiques visant à contrer le développement des maladies neurologiques ou  psychiatriques. 

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(1) Réaction

merci

merci pou ces articles sur notre santé et surtout du bon vent a tous ces chercheur qui mettent la main a la patte pour toujours apporter des améliorations a notre compréhension de notre organisme qui compte 360000 de pièce tel une navette spatial

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