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Article publié le : vendredi 01 juin 2012 à 15:27 - Dernière modification le : lundi 11 juin 2012 à 15:50

L'excision, une pratique rituelle mutilante et dangereuse pour la santé des femmes

Excision,
Excision,

Par Dominique Raizon

Bien qu'internationalement condamnée par les organismes tels que ONU, OMS et l’Unicef et considérée comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes, l'excision -ou ablation des parties génitales extérieures de la femme (MGF) - coûte la vie à beaucoup de petites filles qui décèdent de complications graves. Cette pratique rituelle est exercée essentiellement en Afrique saharienne et subsaharienne (28 pays) ainsi que dans certains pays du Moyen-Orient et dans quelques groupes ethniques de l’Inde et du Sri Lanka. Elle est interdite par la loi, en France et poursuivie comme "crime grave".

Beaucoup de petites filles décèdent des suites du choc subi lors de la mutilation de leurs parties génitales, de la douleur insoutenable ou d'une hémorragie.

Les femmes adultes ne sont pas épargnées : graves hémorragies à répétition, kystes, infections urinaires et dysfonctionnements rénaux, stérilité, complications lors de l'accouchement, et risque accrû de décès du nouveau-né ... L'Organisation mondiale pour la Santé estime qu'environ 140 millions de jeunes filles et de femmes dans le monde souffrent actuellement de séquelles graves.

Classification OMS des mutilations sexuelles féminines en quatre catégories:
  • La clitoridectomie: ablation partielle ou totale du clitoris (petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins) et, plus rarement, seulement du prépuce (repli de peau qui entoure le clitoris).
  • Excision: ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres (qui entourent le vagin).
  • Infibulation: rétrécissement de l'orifice vaginal par la création d'une fermeture, réalisée en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris.
  • Autres: toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

Ce rite millénaire dans les régions où il est pratiqué, représente encore dans certaines communautés une cérémonie importante à valeur de rite de passage à l'âge adulte mais les fillettes qui vont le subir sont tenues à l'écart de ce qui les attend.

Pour en savoir plus :

tags: Santé et Médecine
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(1) Réaction

Excision

Le reportage est trés clair, mais pourquoi le ternir par le mahque de clarté et de limpidité on dénombre selon un calcul sur des révélations abominables faites dans des pays occidentaux : en Angleterre 5980 excisions en 2011, Belgique 1897, France environ 300 compilation non vérifiée, Italie 4200, Allemagne 5120.... Il faut en parler, il n'y a rien de Tabou, mais si l'excision est interdite théoriquement dans l'Héxagone.

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