GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 22 Octobre
Mercredi 23 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Science

    Les aires marines protégées tiennent-elles leurs promesses?

    media Corail Reuters/ Ove Hoegh-Guldberg

    En 2005, les aires marines protégées ou AMP étaient au plus de 5000 ! Un bilan plutôt positif sur l'objectif poursuivi en créant ces zones délimitées en mer pour protéger les ressources vivantes aquatiques ! Deux études viennent de paraître : l'une, australienne, publiée le 1er juin 2012, estime que ces AMP permettent une reconstitution progressive des stocks au-delà de leur périmètre. L'autre, réalisée en Afrique, par des chercheurs de l’IRD, dresse un bilan en demi-teinte du point de vue biologique.

    Les aires marines protégées (AMP) sont des zones délimitées en mer pour préserver et sauvegarder les habitats de la faune marine, nécessaires à la reproduction des poissons et à la croissance des juvéniles. Bien que n’en démordent les pêcheurs professionnels qui soutiennent le contraire, l’étude australienne, publiée dans le journal spécialisé Current Biology, est la première à prouver que ces réserves marines permettent bien une reconstitution progressive des stocks de poissons au-delà de leur périmètre, dans les zones de pêche riveraines : « L'étude apporte des preuves formelles que les populations de poissons dans les aires ouvertes à la pêche peuvent être reconstituées grâce aux populations des réserves marines », a assuré Hugo Harrison, chef de l'équipe du Centre d'excellence pour les études sur le récif corallien de l'ARC australien (*).

    Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont analysé et suivi l'ADN des espèces étudiées : ils ont cartographié la propagation des petites "truites de corail" (Plectropomus leopardus, de la famille des bars et mérous) et des "perches à raies bleues" (Lutjanus kasmira) depuis la zone de reproduction, sur la barrière de l'île Keppel, dans le Queensland. Là, la pêche y est interdite : « Nous avons découvert que les réserves marines, qui couvrent environ 28% des 700 hectares de la zone récifale des Keppel, avaient généré la moitié des jeunes poissons, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur » de leurs limites géographiques, a indiqué Hugo Harrison. Cette théorie est parfois contestée par l'industrie de la pêche, selon le chercheur Garry Russ, co-auteur des travaux.

    En Afrique, une autre étude réalisée sur la même problématique par les chercheurs de L’Institut de recherche pour le développement (*) nuance : « A l’intérieur de la zone protégée, l’interdiction d’exploitation se traduit par une faible augmentation de la biomasse totale en poissons, avec toutefois une amélioration de la diversité du peuplement ».

    Plus d'espèces et plus d'espèces de grandes tailles ...

    Quatre réserves de taille et d’ancienneté variables ont plus particulièrement été étudiées, dont deux en Afrique de l’Ouest : l’une au Sénégal, l’autre en Mauritanie. « Plus la réserve est étendue, plus les effets sont positifs, soutiennent les scientifiques. Toutefois, la mise en place de vastes surfaces protégées peut être problématique, surtout dans des zones fortement anthropisées, et demande une gestion participative » de la population locale.

    Toutefois s’il n’y a pas nécessairement plus de poissons à pêcher, la diversité des espèces recensées serait incontestablement plus grande : « La mise en place de mesures d’interdiction ou de limitation de la pêche n’induit pas de hausse significative des biomasses, c’est-à-dire de la quantité de poissons dans la réserve. Par contre, la diminution de la pression halieutique se traduit par une augmentation du nombre d'espèces présentes -autrement dit de la biodiversité-, avec plus d'espèces de grande taille. »

    1. L'ARC australien (*) : l'équivalent du CNRS français
    2. Le programme Amphore, coordonné par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et regroupant des laboratoires français et ouest-africains, dresse un bilan biologique et économique nuancé.

    La Grande barrière de corail australienne est le plus grand récif coralien au monde. Elle s'étend sur quelque 2.300 kilomètres et est constituée de 3.000 systèmes récifaux et de centaines d'îles tropicales. Elle abrite au moins 1.500 espèces de poissons et une trentaine de baleines, dauphins et marsouins.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.