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Article publié le : mercredi 13 juin 2012 à 15:31 - Dernière modification le : mercredi 13 juin 2012 à 15:31

Les cellules souches peuvent survivre en "état de dormance" 17 jours post-mortem

Travail de recherches en laboratoire sur des cellules souches, 27 novembre 2009.
Travail de recherches en laboratoire sur des cellules souches, 27 novembre 2009.
REUTERS/Gareth Watkins

Par RFI

Selon des travaux effectués par des chercheurs français et parus dans la revue Nature Communication, les cellules souches peuvent survivre en milieu hostile en s'endormant, y compris plusieurs jours après la mort. Elles redeviennent ensuite fonctionnelles une fois remises en culture; ces travaux ouvrent des pistes thérapeutiques, par exemple, pour les greffes de moelle osseuse.

Professeur Fabrice Chrétien

Les professeurs Chrétien et Tajbakhsh ont mis en culture 4 grammes de muscle de 16 patients décédés et montré comment ces cellules adultes survivent : ces dernières ont besoin de manquer d'oxygène pour atteindre cet "état de dormance" qui leur permet de survivre et de résister à un environnement extrêmement hostile. Ce mode de survie, mis au jour, existe aussi en cas de grands dommages tissulaires chez les vivants.

 

13/06/2012 par Agnès Rougier

Après les cellules souches du muscle et de la moëlle osseuse, les chercheurs chercheront à tester ces phénomènes dans d’autres organes et dans des tumeurs cancéreuses.

Les cellules souches, avenir de la médecine

  • Lorsqu’elles sont identifiées en 1998, les cellules souches embryonnaires humaines promettent une révolution de la pratique médicale. Car, comme l’explique l’Institut national de la recherche médical (Inserm), les cellules souches ont deux propriétés principales : elles se multiplient en donnant naissance à de nouvelles cellules souches, et peuvent produire des cellules spécialisées, par exemple de foie, de pancréas, de peau ou de muscle. On les trouve dans l’embryon, le fœtus, le sang du cordon ombilical et divers tissus de l’individu après sa naissance.
  • La thérapie cellulaire doit notamment permettre de remplacer ou traiter des cellules malades ou anormales grâce à des cellules saines. Certaines maladies génétiques ou dégénératives incurables, comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson ou le diabète, pourraient ainsi être traitées.
  • Une équipe de l'Institut des cellules souches neuronales de Rensselaer, aux Etats-Unis, a récemment découvert l’existence de cellules souches dans la rétine. Elles pourraient permettre de lutter contre l’une des premières causes de la cécité, la dégénérescence maculaire liée à l'âge, plus connue sous le nom de DMLA.
  • L’utilisation des cellules souches servirait également à soigner les maladies cardiaques, à savoir l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque et l’angine de poitrine. Selon le quotidien Les Echos, la moitié des essais cliniques de thérapie cellulaire dans le monde s’intéresserait ainsi à ces maladies.

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