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De nombreux pays restent passifs face au trafic d’espèces menacées

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Un rapport du WWF sur le commerce illégal des espèces pointe le manque de combativité et d'implication de certains pays face au trafic de produits à base d'éléphants, de tigres, et de rhinocéros, qui sont des animaux protégés. Pour faire face à ce commerce illégal en plein développement, qui est alimenté par un braconnage destructeur qui menace la survie de ces espèces, de nombreuses organisations internationales se réunissent cette semaine à Genève à l'occasion de la 62ème réunion du comité permanent de la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.

Les outils de la lutte

Quand on a fait le constat que de nombreuses espèces étaient fortement menacées par les activités humaines, on a tenté de mettre en place des outils internationaux comme la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. C’est une convention qui rassemble 169 pays et qui est rentrée en vigueur en 1975, en partant du principe que si on veut protéger les animaux des hommes d'une manière durable, il faut agir sur le commerce et fixer des règles internationales plus ou moins restrictives en fonction de la vulnérabilité de ces espèces.

Ce qui a amené la Cites à classer toutes les espèces qui lui ont été soumises en différentes catégories : celles dont le commerce international est autorisé, celles dont le commerce international est soumis à des règles particulières et celles dont le commerce international est absolument interdit car elles sont menacées d’extinctions. Et dans cette dernière catégorie on trouve les tigres, les rhinocéros et les éléphants qui sont victimes comme d’autres espèces moins emblématiques d’un important trafic international.

Les dispositions internationales ne sont pas toujours appliquées avec la même rigueur d’un pays à l’autre et d’importants trafics se sont organisés créant un marché noir parallèle estimé par Interpol à 13 milliards d'euros par an. Un trafic qui est régulièrement dénoncé, analysé, traqué par différents programmes internationaux comme le programme Traffic, créé en 1976 par l'UICN, l'Union mondial pour la nature, qui produit tous les ans une liste rouge mondiale des espèces menacées, et par le WWF, dont le combat pour la préservation des espèces est bien connu à travers le monde.

« Le tableau de bord du crime de la faune »

Ce rapport intitulé « Tableau de bord du crime de la faune » fait une évaluation sur 23 pays de l'application des engagements de la Cites en ce qui concerne les éléphants, les tigres et les rhinocéros et distribue les mauvais points sous forme de carton de couleur, un peu à l'image du carton rouge en football... Et le premier constat de ce rapport c'est que le commerce illicite existe toujours dans les 23 pays observés.

Mais le rapport distingue ceux qui ont fait de réels progrès pour lutter contre le braconnage ou contre le commerce illicite comme l'Inde et le Népal qui se sont beaucoup investis dans la protection des tigres. Alors que des pays comme le Laos , le Mozambique ou le Vietnam sont particulièrement épinglés par le rapport qui souligne leur manque d’implication dans la lutte pour endiguer le trafic d'ivoires d'éléphants et de cornes de rhinocéros, dont le commerce se développe largement sur leur territoire.

Le marché noir des espèces

D'un côté, il y a une demande importante pour ces espèces ou pour certaines parties de ces animaux comme les ivoires, les cornes, les peaux ou les organes génitaux, qui s’expriment fortement en Asie. Et puis en face, il y a des pays souvent en grande difficulté économique, des pays plus vulnérables qui possèdent les animaux recherchés et qui connaissent un braconnage important. Un braconnage proportionnel au trafic international qui, constamment, se réorganise autour de toutes les faiblesses juridiques et douanières de ces pays.

La Chine, par exemple, est très demandeuse de cornes de rhinocéros qui peuvent fournir d’excellents remèdes aux vertus thérapeutiques et aphrodisiaques importantes, d’après les croyances traditionnelles. Or même si cet usage est marginal, la démographie importante de ce pays en fait un marché non négligeable en quête permanente d’approvisionnement. Autre exemple, la Thaïlande connaît, comme beaucoup de pays de la région, un marché de l'artisanat en ivoires d'éléphants qui est très apprécié notamment des touristes qui se rendent dans ces pays. Or la loi locale permet de vendre de l'ivoire provenant d'éléphants thaïlandais, et cet ivoire se retrouve souvent mélangé avec de l'ivoire en provenance d'Afrique et issu de ce trafic international.

Les conséquences pour la faune

L’importante demande de ce marché et le braconnage qu’il engendre vient se surajouter aux multiples menaces qui s’exercent sur ces animaux sauvages qui ont notamment besoin d’espace et qui voient leurs territoires de plus en plus menacés. On estime par exemple qu’il reste dans le monde 3200 tigres qui vivent encore à l’état sauvage mais on trouve chaque année prés de 200 carcasses de tigres tués par le braconnage. A cette vitesse de destruction, on peut s’interroger sur la capacité de survie de cette espèce asiatique.

En Afrique, en ce qui concerne par exemple les éléphants et les rhinocéros, on observe, d'année en année, une très forte hausse du braconnage et une grande diminution de ces espèces. Rien qu’en Afrique du Sud en 2011, il y a eu 448 rhinocéros tués et sur les six premiers mois de 2012, on est déjà à 262 tués.

En ce qui concerne les éléphants, jamais les saisies d'ivoires n'ont été aussi importantes. Depuis 23 ans que l'on fait des statistiques sur ce trafic, on s'aperçoit que 2009, 2010 et 2011 ont été des années records avec à chaque fois une quantité totale d'ivoires supérieure de prés de 24 tonnes par année, alors que depuis 1989, la Cites a interdit le commerce de l'ivoire.

C’est ainsi plusieurs dizaines de milliers d'éléphants qui ont été braconnés en Afrique en 2011, et à ce rythme, de nombreuses espèces vont certainement disparaître. Ce braconnage important témoigne de la bonne santé de ce trafic qui bien souvent quitte l’Afrique à partir des ports du Kenya et de la République unie de Tanzanie à destination de l’Asie.

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