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    Science

    La question des OGM relancée en France et en Europe

    media Le chercheur Gilles-Eric Seralini de l’université de Caen au Parlement européen à Bruxelles, le 20 septembre 2012. REUTERS/Yves Herman

    Les agences sanitaires françaises et européennes sont à pied d’œuvre pour décider d’interdire ou non les OGM mis en cause dans une étude scientifique française. Les associations écologistes comme Greenpeace réclament elles un moratoire immédiat à l'échelle de l'Union européenne.

    Ce mercredi 19 septembre, une étude menée par un chercheur français a attisé les inquiétudes quant aux OGM. D’après le professeur Séralini, les OGM et le pesticide associé Round up causeraient tous les deux une recrudescence des tumeurs et des morts prématurées chez les rats donc potentiellement chez les humains.

    Il s’agit d’une étude étonnante pour l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV). Pour cette association qui regroupe des professionnels de la biotechnologie, cette étude n’est pas plus digne de confiance que d’autres, faites sur le long cours, et qui ont prouvé l’innocuité des organismes génétiquement modifiés (OGM). Mais du coté de l’association France nature environnement (FNE), cette étude mérite une attention soutenue pour deux raisons : d’abord, c’est la première qui tend à démontrer les dangers des OGM, ensuite, c’est une étude dont l’indépendance est indéniable, contrairement à d’autres enquêtes, même réalisées avec des fonds publics.

    Les autorités de santé sont attaquées sur plusieurs fronts. D’une part, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et le Haut conseil des biotechnologies (HCB) ont été chargés d’analyser les résultats de l’étude du professeur Séralini, avec à terme pour but de décider si oui ou non il faut retirer les OGM mis en cause par l’étude de la circulation au nom du principe de précaution. Mais ce sont aussi les autorités de santé aux niveaux national et européen qui évaluent les risques présentés par les biotechnologies en général, et les OGM en particulier. Elles sont accusées par de nombreuses associations d’être trop peu indépendantes, et de suivre les protocoles établis par les industriels.

    L’Europe sur ses gardes

    L’affaire est même remontée au niveau européen puisque la Commission européenne a gelé l’examen du renouvellement de l’autorisation de culture pour un autre OGM de Monsanto, et attend l’avis de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur l’étude du professeur Gilles-Eric Séralini. Bruxelles a promis de tirer toutes les conséquences si l’EFSA estime qu’il ressort de nouveaux faits scientifiques de cette étude. Idem pour le gouvernement français qui a assuré ce jeudi qu’il retirerait l’OGM visé par l’étude si les autorités de santé confirmaient ces résultats.

    Mais les associations écologistes, et notamment Greenpeace, souhaitent un moratoire immédiat sur les OGM en Europe et l’arrêt total de leurs importations en France, ce qui impliquerait une politique de production des protéines en Europe car « nos bêtes dépendent de 25 à 30% du soja américain » en grande majorité transgénique, d’après le vice-président Europe Ecologie-Les Verts (EELV) du conseil régional de Basse-Normandie, et de la Confédération paysanne François Dufour. Pour France nature environnement, la stratégie pour lutter contre les OGM est plutôt celle de l’étiquetage. L’association exige un étiquetage clair et visible sur les viandes nourries aux OGM.

    L’objectif est qu’à terme les éleveurs se rendent compte que le marché pour les viandes OGM n’existe pas et qu’ils se reconvertissent. A en croire Benoît Hartmann, porte-parole de l’association, la stratégie qui consiste à interdire purement et simplement les OGM mettrait une grande part du secteur agricole français en crise.

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