GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
Aujourd'hui
Lundi 26 Août
Mardi 27 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Défense: Séoul lance des exercices militaires autour d'îlots sur fond de tensions avec Tokyo
    • Liban: un centre des médias du Hezbollah a été endommagé par l'explosion d'un drone (mouvement chiite)
    Science

    Plus de 220 millions de femmes dans le monde n'ont pas accès à la contraception

    media D'après le rapport de l'Onu, la contraception permet notamment de baisser sensiblement la mortalité des mères. Getty Images / Peter Ardito

    Le rapport 2012 du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) publié ce mercredi 14 novembre a pour thème la planification familiale. Selon le document, 222 millions de femmes dans le monde n’ont pas accès à la contraception. L’organisme exhorte les nations à intensifier les efforts pour que toutes les femmes qui le souhaitent puissent y avoir recours. Le développement humain et économique en dépend.

    « Oui au choix, non au hasard ». Sous ce titre, le rapport réaffirme le droit de la personne à décider du nombre de ses enfants et de l’espacement de leurs naissances. Un droit loin d’être garanti à la surface du globe : selon les estimations, environ 80 millions de grossesses non désirées ont eu lieu en 2011. Sont concernées principalement les femmes des pays pauvres, peu éduquées et habitant en zone rurale.

    Les obstacles à la contraception sont multiples : manque de personnel qualifié et de structures de santé ; coût et disponibilité des moyens contraceptifs, tels pilule, implant, stérilet, et même préservatif ; certaines représentations socio-culturelles ou religieuses ; information insuffisante des femmes et des hommes.

    Faire baisser la mortalité des mères

    Pourtant, l’enjeu est capital. La planification familiale permet de faire baisser sensiblement la mortalité des mères. Selon une étude publiée en juillet 2012 dans la revue scientifique The Lancet, l’augmentation de l’utilisation de contraceptifs dans les pays en voie de développement a permis de réduire de 40% le nombre de décès maternels au cours des 20 dernières années. Une diminution mécanique, du fait qu’il y a moins de grossesses.

    Mais ce n’est pas la seule explication : « Au-delà de quatre ou cinq grossesses et accouchements, certains risques s’en trouvent augmentés, comme le risque d’hémorragie », indique le docteur Yves Bergevin, conseiller principal en santé maternelle au Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). La planification familiale permet d’éviter également les grossesses non désirées précoces ou tardives, qui sont plus risquées.

    Sortir de la pauvreté

    L’impact est également réel sur la mortalité des jeunes enfants. « L’espacement des naissances d’au moins deux ans, et idéalement de trois ans, contribue à une meilleure survie de l’enfant. Car les mères ont plus de temps pour s’occuper de leur bébé ; et étant elles-mêmes en meilleure santé, mieux nourries, l’enfant a un meilleur poids de naissance », précise Yves Bergevin.

    Par ailleurs, le rapport insiste sur le fait que la planification familiale peut aider à extraire les familles de la pauvreté et, par ricochet, le pays lui-même. Et de citer comme exemple le Mexique et les tigres asiatiques, tels la Corée du Sud. « Le nombre et l’espacement des enfants peuvent se répercuter sur les perspectives de scolarisation, le revenu et le bien-être des femmes et des filles, ainsi que sur ceux des hommes et des garçons », indique le rapport.

    Le Fonds des Nations unies pour la population plaide donc pour un accès universel à la planification familiale. Il s’agit en particulier de lever les barrières financières, et d’assurer une disponibilité des moyens modernes de contraception. Au niveau global, il en coûterait un dollar par femme et par an, soit 8 milliards de dollars. Or, il manque 4 milliards de dollars pour atteindre l’objectif. Le besoin est particulièrement criant en Afrique de l’Ouest et du Centre. La région enregistre le plus fort taux de mortalité maternelle et le plus faible taux d’accès à la contraception : seules 10% des femmes utilisent un moyen contraceptif.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.