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Science

Environnement Faune Flore Thaïlande

De nouvelles espèces protégées après la conférence de la CITES

media

Du 3 au 14 mars 2013, Bangkok, en Thaïlande, a reçu la 16e réunion plénière de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction, en présence des délégations représentant les 178 pays membres de la convention et de nombreuses associations. Une conférence marquée cette année par des débats parfois vifs pour décider de l'avenir de nombreuses espèces, souvent inconnues du grand public ou au contraire très emblématiques comme l'éléphant, l'ours polaire, ou le tigre. Une conférence pour fixer de nouvelles règles au commerce international afin de protéger ces espèces en grand danger de disparition, notamment dans une période ou le trafic illégal international est en plein développement.

Le constat est édifiant. Il y a toujours eu des disparitions d’espèces au cours de l’évolution, mais aujourd’hui les scientifiques nous le disent : les espèces disparaissent 100 à 1000 fois plus rapidement que dans les temps géologiques passés. D’après l'UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui publie chaque année une liste rouge des espèces menacées, une espèce d’oiseau sur huit est menacée d’extinction dans le monde, tout comme un mammifère sur quatre et plus d’un amphibien sur trois. Dans le monde végétal, un tiers des conifères sont menacés d’extinction mondiale.

Cette perte considérable est due directement ou indirectement à l’activité humaine. Toutes les études actuelles confirment que les deux principales menaces qui pèsent sur la survie de ces espèces sont tout d’abord la destruction des habitats naturels, avec par exemple la déforestation, la disparition des mangroves et des prairies humides ou les modifications des milieux océaniques ou marin, et ensuite, juste derrière, le commerce international des espèces. Ce qui explique pourquoi la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), est devenue l’un des principaux outils de régulation pour protéger au niveau mondial les animaux en danger.

Un commerce illégal florissant

Le trafic illégal d’espèces sauvages, qui est estimé entre 25 et 75% du commerce légal, et qui est en plein développement, génère actuellement au moins dix milliards de dollars par an. D’après l’association Robin des bois, c’est l’une des formes les plus prospères de la criminalité environnementale avec le trafic des déchets, de la gestion de l’eau et du gaz à effet de serre.

Un trafic qui affecte autant la flore que la faune, que ce soit pour faires des meubles en bois rare et précieux, comme c’est le cas avec le bois de rose de Madagascar dont les derniers spécimens sont en train d’être coupés pour permettre à des nouveaux riches chinois de se faire des meubles dans ce matériau comme à l’époque des empereurs, ou pour faire le commerce de peaux , de griffes, de cornes de rhinocéros, d’ivoires et même d’organes très recherchés par certaines cultures qui les utilisent pour faires des médicaments traditionnels.

Les espèces classées selon la menace

Pour contrôler ce commerce international et pour pouvoir intervenir sur les espèces les plus sollicitées par l’activité humaine, la CITES offre un système de réglementation qui permet à chacun des 173 pays membres de la Convention de proposer le classement d’une espèce reconnue scientifiquement comme très menacée dans un système d’annexes qui fixe les conditions de sa protection. Le classement d’une espèce en annexe 1 veut dire que tout commerce de cette espèce ou de ses produits dérivés est mondialement interdit ce qui est le cas par exemple de l’éléphant et de ses ivoires, ou du tigre et de ses fourrures. C’est la protection maximum.

Un degré en dessous, il y a le classement en annexe 2, qui autorise le commerce de l’espèce mais à de très strictes conditions, comme ce fut le cas à Bangkok avec la question des requins, dont cinq espèces menacées ont été classées en annexe 2 pour les protéger du marché des ailerons de requins. A chaque réunion plénière de la CITES, protectionnistes ou partisans d’une plus grande liberté de commercialisation s’affrontent et les pays proposent des classements qui sont ensuite soumis à un vote, ou la majorité des deux tiers est nécessaire pour l’emporter.

Le mauvais exemple du tigre

A Bangkok, on a débattu du cas de nombreuses espèces. Pour n’en citer que quelques unes, la Sierra Léone et le Benin ont fait une proposition pour faire classer le lamantin d’Afrique de l’Ouest en annexe 1 ; il a été question du gecko d’Australie, menacé par un mouvement de mode qui le considère comme un animal de compagnie ; on a évoqué aussi les cas d’espèces bien connues comme l’éléphant, le rhinocéros ou la raie manta.

Au fil des conférences, la CITES classe de plus en plus d’espèces, ce qui ravit les protectionnistes, même si le système montre aussi ses limites, à l’image du tigre, espèce classée en annexe 1 depuis 1975 à la CITES, et aujourd’hui sur le point de disparaitre, malgré toutes les protections internationales.

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