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Il s’agit d’une petite fille âgée de 2 ans, originaire de la ville de Kayes, dans l’ouest du pays. Elle revenait de Guinée. Sa famille l’a amenée spontanément à l’hôpital après les premiers symptômes. Les analyses ont confirmé, ce jeudi 23 octobre, qu’elle était porteuse du virus Ebola.

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Environnement Santé et Médecine

«Nauclea latifolia», ou les mystères de la plante antidouleur

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Un médicament antidouleur créé par l’homme et commercialisé depuis plus de trente ans dans le monde, le Tramadol, a été retrouvé à l’état naturel dans une plante africaine. Les travaux des scientifiques à l’origine de cette découverte étonnante ont été publiés dans la revue Angewandte Chemie.

Tout a commencé par une rencontre entre un jeune scientifique camerounais et un neurobiologiste installé en France, directeur de recherche à l'Institut national de la santé et la recherche médicale (Inserm), Michel de Waard. « J’ai été contacté par cet étudiant, raconte le chercheur, qui souhaitait étudier les effets antidouleur d’un extrait de plante utilisée de manière traditionnelle pour traiter les populations en Afrique ».

La plante dont il est question est ce qu’on appelle communément le « pêcher africain », en latin Nauclea latifolia. Un arbuste répandu en Afrique subsaharienne, aux fleurs blanches odorantes, mais dont l’intérêt thérapeutique se situe plus bas : dans l’écorce des racines.

Tramadol

Les chercheurs passent alors au crible des extraits de cette plante, parviennent à isoler le composé qui agit sur la douleur, et là, ce fut la surprise : « Cette molécule, au lieu d’être comme nous le pensions une molécule nouvelle, indique Michel de Waard, était une molécule déjà connue, et commercialisée sous prescription médicale dans les officines. Il s’agit du Tramadol, un antidouleur fait par synthèse chimique, par l’industrie chimique allemande dans les années 1970 ». A noter que le Tramadol est un médicament dérivé de la morphine, qui elle-même était à l’origine extraite du pavot, une plante très éloignée du pêcher africain.

Autre surprise pour les chercheurs : les fortes concentrations de la molécule active dans les racines de la plante médicinale africaine, qui doit inciter d’ailleurs à la prudence, la molécule pouvant entraîner une certaine accoutumance et avoir des effets indésirables.

Les chercheurs vont désormais tenter d’identifier les autres composés du pêcher africain qui pourraient avoir des vertus en médecine. En Afrique subsaharienne, les tradipraticiens l’utilisent contre la fièvre, le paludisme ou encore l’épilepsie.

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