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    Science

    Réchauffement climatique: le Giec tire la sonnette d'alarme

    media Parmi les conséquences du changement climatique, selon les experts, la fréquence plus importante des inondations. Ici à Manille, en 2012. REUTERS/Romeo Ranoco

    Une partie du cinquième rapport du groupement intergouvernemental sur l'évolution du climat a été publiée, ce vendredi 27 septembre, après quatre jours de débats scientifiques à Stockholm. Les prévisions sont plus alarmantes que celles du quatrième rapport, il y a six ans. Les scientifiques se disent certains que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine, mais leurs prévisions évoluent. Pourquoi ?

    Cinq degrés d’augmentation de la température terrestre d’ici la fin du siècle, 80 centimètres d’élévation des eaux… Ces conclusions des rapports du Groupement intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) sont de plus en plus pessimistes en fonction de l’état des connaissances. Ces rapports sont une compilation des recherches les plus récentes et les plus abouties en matière de climatologie. Or plus le temps passe, plus les modèles d’évaluation sont précis. En clair, la recherche avance. Ensuite, le Giec, après sélection et relecture des résultats, fait une synthèse critique de plusieurs centaines de pages, soumise aux gouvernements.

    Des prévisions alarmantes

    C’est ainsi que les prévisions en matière d’océanologie sont passées d’inquiétantes à alarmantes : le quatrième rapport du Giec, en 2007, faisait état d'une hausse probable du niveau de la mer autour de 60 centimètres d'ici 2100. Le cinquième rapport, publié ce vendredi, prévoit une hausse autour de 80 centimètres d'ici la fin du siècle. Ce qui a changé, c’est la prise en compte du rôle du Groenland et de l’Antarctique dans les calculs des scientifiques : au début, ils pensaient que les deux continents glacés ne participaient pas à la montée du niveau des océans, puis ils ont pris en compte la fonte de leurs glaciers et enfin, ils ont dû augmenter la part attribuée au Groenland et à l’Antarctique dans leurs simulations, du fait de leur fonte de plus en plus rapide. Une accélération due, d’après Jean Jouzel, vice-président du Giec, au réchauffement climatique.

    Pendant quatre jours, les chercheurs ont donc eu de vrais débats scientifiques, dont l'enjeu n'était pas seulement de connaître avec précision l'avenir de la planète, ou la part de responsabilité de l'activité humaine dans les changements climatiques, mais surtout de définir les actions politiques qui peuvent être entreprises face au phénomène.

    Economie des risques contre économie verte

    Contrôler le réchauffement global implique une meilleure maîtrise des émissions de gaz à effet de serre, qui capturent le dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Et pour ce faire, les Etats doivent investir dans les énergies renouvelables et minimiser le recours aux énergies polluantes. Des investissements massifs que de nombreux Etats ne sont pas prêts à faire.

    Certains attendent notamment une véritable évaluation des risques liés aux changements climatiques et surtout aux catastrophes météorologiques qui en résultent. Mais pour Jean-Charles Hourcade, économiste au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement, et membre du Giec, un tel calcul est impossible et inutile. Il faut accepter que la part de risques est suffisamment grande pour justifier des précautions en amont.

    Quant au chiffrage précis des risques et des catastrophes, il est impossible. L’économiste recommande donc d’agir avec plus de sagesse, c’est-à-dire investir dans l'économie verte. Et pour les pays qui s'opposent à cette politique préventive sous prétexte que c'est la crise, Jean-Charles Hourcade a la réponse, elle est dans l’épargne. D’après lui, les pays croulent sous l’épargne à ne plus savoir quoi en faire. Au lieu d’encourager les investissements immobiliers, les Etats devraient encourager les investissements dans l’économie verte. Pour Jean-Charles Hourcade, c’est le seul moyen de sortir durablement de la crise sans courir le risque de retomber dans les cycles spéculatifs du passé.

    Tout se jouera au printemps

    Aujourd’hui, c'est la partie purement scientifique du rapport qui est publiée, mais c'est au printemps que tout va se jouer avec la publication de l'évaluation des conséquences du réchauffement et les recommandations du Giec. Ce sera un test pour l'organisation politique et économique de chaque pays, aussi bien que pour l'ONU et les 192 pays qui négocient les conventions climat sous son égide.

    En attendant, les chiffres sont quelque peu alarmants : le taux de CO2 dans l'air est au plus haut depuis 2,5 millions d'années, le seuil des 400 parties par million est maintenant dépassé. Et d’après les spécialistes, le réchauffement climatique devrait être de 4,8 degrés d’ici la fin du siècle, bien loin de l’objectif de 2 degrés fixé lors des précédentes négociations.

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