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    Des dauphins très malades après la catastrophe de BP dans le golfe du Mexique

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    Poumons en mauvais état, anomalies hormonales, dentition anormale, plus de trois ans après la pollution massive provoquée par l’accident survenu sur la plateforme pétrolière de British Petroleum dans le golfe du Mexique, les premières études démontrent l’impact de cette catastrophe écologique sur les dauphins.

    « Je n’ai jamais vu une telle prévalence d’animaux très malades et avec des problèmes si inhabituels, tels que des anomalies au niveau des hormones surrénales », s’étonne encore Lori Schwake, une scientifique de l’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). La principale auteure de cette recherche résume ainsi son trouble après avoir étudié 32 grands dauphins (Tursiops truncatus) vivant au large de la Louisiane, une région fortement contaminée par l’explosion en 2010 de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon exploitée par British Petroleum dans le golfe du Mexique.

    Etat de santé très dégradé
     

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    Un ouvrier de British Petroleum nettoie une plage souillée par la fuite de la plateforme pétrolière Horizon Deepwater, à Port Fourchon en Louisiane, le 23 mai 2010. Reuters/Lee Celano/Files

    Les travaux menés sur les dauphins étaient destinés à évaluer les dommages sur les ressources naturelles pour déterminer si la marée noire qui a suivi l’explosion de la plateforme pouvait en être responsable. Pour y parvenir, des biologistes marins ont donc capturé et examiné avant de les relâcher là où ils vivent, dans la baie de Barataria en Louisiane, 32 grands dauphins. L’opération a eu lieu en août 2011, seize mois après la marée noire, la plus grande de l’histoire des Etats-Unis. La santé de ces mammifères a été comparée à celle de 27 autres grands dauphins vivant aussi dans le golfe du Mexique, mais dans une zone épargnée par la marée noire (baie de Sarasota, Floride).
     
    Les scientifiques ont ainsi pu relever chez les dauphins de la zone polluée par le pétrole, des cas de pneumonie, de dysfonctionnements hépatiques et le cas d’une femelle portant un fœtus mort. Par ailleurs, trois des dauphins de la baie de Barataria n’avaient presque plus de dents et trois autres n’en avaient plus qu’une sur deux. Toujours dans le même groupe, les animaux présentaient des taux très bas d’hormones des glandes surrénales qui sont essentielles pour répondre au stress.
     
    De plus, 25 % d’entre eux étaient en sous-poids, certains souffraient d’une pneumonie détectée par ultrasons, d’anémie et d’un faible taux de sucre sanguin. L’état de santé de ces dauphins était tellement dégradé que les vétérinaires ont estimé qu’ils ne vivraient pas longtemps après avoir été relâchés. Un sentiment partagé par Lori Schwake de la NOAA qui affirmait « n’avoir jamais vu une proportion aussi élevée de dauphins sauvages aussi sérieusement malades ».
     
    Pétrole contre pesticides
     
    Cette étude a été financée par le pétrolier BP qui en a rejeté les conclusions dès sa parution en décembre dans la revue Environmental Science and Techonology. Le pétrolier qui a rejeté quelque 4,9 milliards de barils de brut lors de l’accident de sa plateforme nie toute relation de cause à effet entre la marée noire et les anomalies repérées sur les dauphins par les scientifiques. Il en veut d’ailleurs pour preuve le millier de cétacés qui s’est échoué sur les côtes du golfe du Mexique depuis février 2010, soit trois mois avant l’explosion de la plateforme. Même si la plupart se sont échoués après la marée noire, ces morts inhabituelles sont restées inexpliquées.
     
    Les chercheurs admettent que leur travail ne prouve pas la responsabilité de la marée noire pour la bonne raison qu’aucune recherche n’avait été faite dans cette zone avant la catastrophe d’avril 2010. Cela dit, l’équipe de Lori Schwake, en comparant des analyses des graisses, montre que les dauphins de Louisiane ont des taux moins importants de pesticides et de substances chimiques ignifuges que ceux vivant au large de la Floride, ce qui suggère que ce ne sont pas ces polluants qui sont la cause des maladies constatées. « Ce que nous voyons dans les dauphins de Louisiane correspond bien à une exposition au pétrole », soutient  Lori Schwake. 

    A propos de la mort mystérieuse d’un millier de cétacés entre février 2010 et janvier 2014, « nous n’avons pas encore trouvé un facteur responsable de cette mortalité de masse, mais nous ne pouvons pas à ce stade écarter le rôle de la marée noire de BP », explique un des scientifiques de NOAA.

     

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