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    Science

    Ebola: comment se transmet la maladie?

    media Un agent de santé, vêtu d’une combinaison de protection, offre de l'eau à une femme atteinte de la maladie d’Ebola, dans un centre de traitement pour les personnes infectées à l'hôpital public de Kenema en Sierra Leone en août 2014. handout photo provided by Unicef

    Repéré pour la première fois en 1976, Ebola a l'habitude d'apparaître puis de disparaître à intervalles irréguliers. Pourtant, cette fois-ci, ce virus particulièrement agressif semble gagner du terrain en Afrique de l'Ouest. Il est sorti des villages pour gagner les grandes villes et a fait déjà plus de 1 350 morts depuis le mois de janvier. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), « il s'agit de l'épidémie la plus importante et la plus sévère depuis sa découverte ».

    Ebola appartient à la famille des filovirus. Depuis sa découverte en 1976, cinq souches différentes ont été identifiées : Zaïre, Soudan, Bundibugyo, Reston, Forêt de Taï. Avec un taux de mortalité avoisinant les 90%, les trois premières souches font des ravages. Les symptômes sont saisissants : forte fièvre, fatigue, hémorragies internes et externes, vomissements et diarrhées souvent accompagnés de sang.

    Alors que la grippe se transmet par voie respiratoire, le virus Ebola se transmet par contact avec les fluides biologiques d'un malade. Il peut s'agir soit d’un contact direct avec le sang, les vomissures et diarrhées, -mais aussi la salive, le sperme et même la sueur d’un malade-, soit d'un contact indirect, avec par exemple une seringue mal stérilisée, de la salive projetée sur une surface après avoir éternué, postillonné, etc.

    Privilégier les mesures de prévention

    En fait, toutes les muqueuses et les petites blessures sont des voies d'entrée privilégiées du virus. Il faut donc se laver et se désinfecter fréquemment les mains, car après avoir touché un environnement contaminé, il est facile de porter la main à la bouche ou aux yeux.

    Pour l’instant, il n’existe pas de traitement contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. C'est pourquoi l'accent est mis d'abord et avant tout sur les mesures de prévention, sur l'isolement des personnes possiblement concernées par la maladie (mise en place du cordon sanitaire décidé par les autorités de Guinée, de Sierra Leone et du Liberia) et sur la protection des personnels soignants (tenue couvrante, double paire de gants stériles à usage unique, port du masque et de lunettes obligatoire, etc.)

    Redoubler de vigilance face à un défunt

    Il n'empêche, il arrive encore qu'en Afrique des familles échappent aux consignes sanitaires ou ne les suivent pas, qu'elles cachent des malades ou qu'elles se méfient du personnel soignant. On a même vu récemment au Nigeria une infirmière infectée braver les interdictions en vigueur pour retourner dans son village d'origine. Surtout, les proches des malades ont beaucoup de mal à comprendre que l'un des moments les plus délicats concerne l'accompagnement des morts.

    Des animaux de la brousse vecteurs de la maladie

    Car, si un malade devient contagieux seulement à l’apparition des symptômes (entre 3 et 21 jours après l’infection), c'est au moment du décès que la charge virale est la plus forte. Toutes les sécrétions sont alors extrêmement contagieuses et il faut redoubler de vigilance. En d'autres termes, ne toucher le défunt sous aucun prétexte et laisser les spécialistes s'occuper de sa sépulture.

    En plus de la transmission interhumaine, il faut éviter absolument de toucher les animaux de la brousse qui peuvent être des vecteurs de la maladie. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique, « l’infection a déjà été constatée après la manipulation de chimpanzés, de gorilles, de chauves-souris frugivores, de singes, d’antilopes des bois et de porcs-épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale. »

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