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    Science

    Sommet à l'ONU: le réchauffement climatique, de nouveau une priorité?

    media Le réservoir asséché de Gulang dans la province du Gansu, dans le nord de la Chine. ( Photo : AFP )

    Le sommet de l'ONU sur le climat s'ouvre ce mardi 23 septembre à New York. Le secrétaire général Ban Ki-moon espère « un sursaut pour mettre le monde en marche » vers un accord international à Paris en décembre 2015. La planète n'avait pas connu mobilisation aussi importante depuis la Conférence de Copenhague, en 2009.

    Avec notre envoyée spéciale à New York

    Cent-vingt chefs d'Etat et de gouvernement, plus de 350 dirigeants de multinationales, du monde de la finance mais aussi des leaders religieux et de nombreuses ONG sont attendus pour « accélérer l'action ». Selon les scientifiques, nous sommes dans la période où nous pouvons encore agir pour limiter le réchauffement climatique mais le défi est immense et il y a urgence à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.

    « Depuis 1992 et le premier sommet de la Terre à Rio de Janeiro qui avait comme perspective de parvenir à réduire, grâce ensuite au protocole de Kyoto, les émissions de gaz à effet de serre, nous sommes passés de six ou sept milliards de tonnes de carbone à une dizaine de tonnes maintenant alors qu'il faudrait revenir à trois ou quatre milliards de tonnes de carbone pour les émissions de CO2, rappelle le climatologue Hervé le Treut. Donc cela signifierait une diminution par trois désormais des émissions, qu'il faudrait mettre en oeuvre dans un délai de quelques décennies si l'on veut rester en-dessous des deux degrés. C'est un objectif qui est extrêmement difficile et qui contraint les négociations beaucoup plus qu'il y a une vingtaine d'années. »

    Instaurer la confiance et stimuler le secteur privé

    Ce ne sera pas un lieu de négociations mais un forum de discussions pour mettre en avant des solutions efficaces dans des domaines aussi variés que l'énergie, l'agriculture, la finance, les transports ou les villes. Ban Ki-moon a demandé aux chefs d'Etat d'annoncer de nouvelles mesures qu'ils seraient prêts à prendre au niveau national. Les décideurs économiques devraient s'entendre sur la nécessité de fixer un prix aux émissions de carbone.

    Mais l'objectif principal c'est de faire sauter les verrous et de créer un climat de confiance, comme l'explique Michel Colombier, le directeur général de l'Iddri : « C'est aller négocier à l'international la possibilité et l'envie de faire. Les étapes sont préparatoires, pour changer d'état d'esprit. On en attend pas forcément des décisions claires. L'espoir, c'est un peu une mise en forme de la communauté internationale et du secteur privé. Que celui-ci fasse des déclarations qui ne vont pas en elles-mêmes changer la face du monde, mais qui vont l'obliger à prendre une posture différente, à dire "oui, on pourrait s'engager dans cette voie-là, ce n'est pas forcément une difficulté économique, on a peut-être même des opportunités à y trouver". Il faut envoyer un autre message pour la préparation de Paris. »

    Certaines zones bientôt invivables

    Car c'est à Paris, en 2015, que tous les pays devront signer un accord contraignant pour lutter contre les changements climatiques. Ce sommet de New York est donc un test pour connaître la motivation des sphères politiques et économiques, un tremplin pour repartir sur de bonnes bases après l'échec de la conférence de Copenhague en 2009. Une chose est sûre, il est urgent d'agir : on ne peut plus attendre, les conséquences des changements climatiques sont déjà là. Certaines zones de la planète, notamment en Afrique, deviennent invivables, confirme Hindou Houmarou, porte-parole des femmes peules du Tchad : « Depuis deux-trois ans en été, il fait 50°C à l'ombre, alors imaginez si [la température] augmente encore de quelques degrés. Ce sera vraiment invivable pour certaines personnes. On est obligés de s'adapter mais on remet en question notre mode de vie qui va sûrement changer, et notre mode de production et ça va jouer sur notre identité. »

    Le rapport sur la croissance mondiale remis récemment par l'ancien président mexicain Felipe Calderon, président de la Commission internationale sur l'économie et le climat, prouve à nouveau que les investissements consacrés à la lutte contre le changement climatique peuvent être une source de croissance économique et non un frein mais il souligne que les 15 prochaines années seront décisives.

    Manifestation à New York le 22 septembre 2014, à la veille du sommet de l'ONU sur le climat. AC Bras / RFI

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