GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 14 Novembre
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
Aujourd'hui
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Asie-Pacifique

    Triste jour pour l'Asie, dix ans après le tsunami dévastateur de 2004

    media Image aérienne de la marina de Madras, en Inde, le 26 décembre 2014 REUTERS/Babu/Files

    C'était il y a dix ans exactement, le 26 décembre 2004, à 7h58 du matin (heure locale). Un séisme d'une puissance inouïe se déclenchait dans l'océan Indien, au large des côtes indonésiennes, provoquant un tsunami gigantesque qui allait tout emporter sur son chemin. Environ 226 000 personnes trouveront la mort en Asie du Sud-Est.

    Magnitude 9,1 sur l'échelle ouverte de Richter, soit le deuxième séisme le plus puissant jamais enregistré. Quand la faille a lâché au niveau de la plaque tectonique indienne et celle d'Andaman, l'énergie dissipée était équivalente à plus de 30 000 bombes d'Hiroshima.

    Une secousse si violente que le sol s'est déplacé de 15 à 20 mètres, accompagné d'une onde de choc qui s'est répandue sur toute la planète. On a même cru à un moment que le séisme avait été si puissant qu'il avait perturbé l'axe de rotation de la Terre, comme cela a déjà pu arriver dans le passé.

    Au-dessus de l'épicentre, dans l'océan Indien, une colonne d'eau s'est mise en mouvement. Celle-ci a été d'une puissance terrible. Des masses d'eau se sont dirigées vers les côtes à des vitesses très rapides, entre 500 et 800 km/h. A leur arrivée sur les plages, elles ont ralenti. C'est là que les vagues se sont formées, pouvant atteindre 35 mètres de hauteur, avant de frapper les côtes, emportant avec elles 226 000 âmes.

    Représentation graphique des événements sismiques ayant conduit au séisme à l'origine du tsunami de 2004 et à ses répliques. Creative commons/RobinL

    Avec 170 000 morts, l'Indonésie traumatisée à jamais

    Il y a dix ans, il aura fallu une vingtaine de jours pour le monde prenne la mesure de l'ampleur de la tragédie. Mais l'Asie du Sud-Est a semble-t-il tiré quelques leçons. Plusieurs pays se sont en effet dotés, ces dernières années, de systèmes régionaux d'alerte qui permettent de détecter la formation de tsunamis grâce à un système de bouées. Indispensable pour sauver des vies dans l'une des régions du monde les plus vulnérables aux catastrophes naturelles.

    A l'époque, l'Indonésie avait été le pays le plus durement touché par ces vagues géantes de plusieurs dizaines de mètres. Elle avait surtout payé le plus lourd tribut : 170 000 morts. Une vingtaine de minutes s'étaient écoulées entre le moment où le séisme sous-marin avait été détécté au large de l'île indonésienne de Sumatra et le moment où les premières vagues monumentales avaient déferlé sur les côtes de l'archipel.

    Pour les survivants, ce dixième anniversaire est donc un moment particulièrement difficile ; les souvenirs de la tragédie remontent à la surface. Notre correspondante à Jakarta, Cléa Broadhurst, a rencontré plusieurs rescapés indonésiens. Certains ont tout perdu et se souviennent des moindres détails du drame. Dans le pays, des célébrations se dérouleront sur quatre jours et se termineront dimanche par une course symbolique de 10 kilomètres dont le circuit passera par les endroits les plus meurtris.

    En Thaïlande, les survivants toujours sur le qui-vive dix ans après

    Beaucoup de Thaïlandais disent que les cérémonies commémoratives ne feront que raviver leur douleur. Les côtes du pays avaient été atteintes deux heures après celles d'Indonésie. Pourtant, les systèmes d'alerte n'avaient pas suffi à sauver assez de vies.

    Notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus, s'est rendu à Baan Nam Khem, l’endroit le plus affecté en Thaïlande. Un quart des 5 000 habitants de ce village de pêcheurs ont été tués par le raz-de-marée. Depuis, beaucoup de survivants sont partis, de peur d’un nouveau raz-de-marée, ou tout simplement pour avoir une plus grande chance d'oublier. Mais est-ce seulement possible ? Derrière une façade de normalité, le traumatisme est immense, explique à notre envoyé spécial Phra Manat, un moine bouddhiste resté sur place :

    « L'état psychologique des villageois s'est amélioré dans les années qui ont suivi le tsunami. Mais l'ont-ils oublié ? Non. Ils ont toujours le visage tourné vers la mer, prêts à déguerpir. Ils n'ont pas confiance. Dix ans après, ils ont encore peur du tsunami, ils regardent sans cesse la mer. Est-ce qu’ils s’amusent, est-ce qu’ils peuvent rire ? Oui, tout paraît normal, mais au fond, les victimes du tsunami, sont encore profondément atteintes. Par exemple, elles se demandent pourquoi, il faut chaque année organiser une cérémonie de commémoration du tsunami. »

    30 000 morts au Sri Lanka, 15 000 en Inde

    En Inde, le raz-de-marée avait fait plus de 15 000 morts et des centaines de milliers de déplacés, rappelle notre correspondant à New Delhi Antoine Guinard. Pour commémorer les dix ans de la catastrophe, des veillées et des marches silencieuses ont été organisées par les familles des victimes dans plusieurs districts du Tamil Nadu, l'Etat le plus touché. Des couronnes de fleurs seront également déposées au pied du monument à la mémoire des victimes du tsunami, érigé à Kanyakumari, à la pointe sud de l’Inde. Selon le quotidien national The Hindu, les pêcheurs du village le plus frappé par le tsunami ne prendront pas la mer ce vendredi, en hommage aux victimes. 

    De nombreuses commémorations sont enfin prévues au Sri Lanka voisin. Le tsunami de 2004 reste la catastrophe la plus meurtrière de l’histoire du pays. L’île de 20 millions d’habitants avait été le deuxième pays le plus touché après l’Indonésie, avec plus de 30 000 morts. Le gouvernement indien avait à l’époque immédiatement apporté son soutien au voisin, orchestrant une campagne humanitaire de deux mois et demi, la plus importante hors de ses frontières à ce jour. Le train qui longe la côte, reliant la ville de Matara (Sud) jusqu’à Colombo (Ouest), fera un voyage symbolique jusqu’à la capitale économique sri-lankaise, où doivent se tenir des commémorations religieuses. Le tsunami avait frappé ce train de plein fouet en 2004, tuant plus de 1 000 passagers à bord.

    → ÉCOUTER SUR RFI : Banda Aceh, 10 ans après le Tsunami

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.