COP 21: la Chine promet un pic d'émission de CO2 «autour de 2030» - Science - RFI

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COP 21: la Chine promet un pic d'émission de CO2 «autour de 2030»

media Le président François Hollande et le Premier ministre chinois Li Keqiang sur le perron de l'Elysée, le 30 juin 2015. REUTERS/Philippe Wojazer

Une nouvelle encourageante à cinq mois de la conférence mondiale sur le climat (COP 21), qui se tiendra en France fin 2015 ? Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a annoncé officiellement ce mardi 30 juin la contribution très attendue de son pays à la réduction des émissions de CO2. Lundi, les hauts responsables de l’Assemblée générale des Nations unies sur le changement climatique avaient appelé les pays membres à accélérer le rythme lors d’une réunion sur les changements climatiques.

Premier pollueur mondial avec 25 % des rejets de gaz à effet de serre, la Chine se fixe pour objectif d'« atteindre le pic de ses émissions de CO2 autour de 2030 tout en s'efforçant de l'atteindre au plus tôt », a indiqué la délégation chinoise dans un communiqué alors que Li Keqiang s'entretenait avec le président français à l'Elysée

Le président français François Hollande a « salué » cette annonce, estimant qu'elle « confirmait l'engagement de la Chine à construire une civilisation écologique », selon l'entourage du président français. Il a par ailleurs « remercié [Li Keqiang] d'avoir veillé à ce que cette annonce intervienne depuis Paris, en signe de soutien et de confiance dans le succès de la COP21 », a-t-on précisé de même source.

Après Bruxelles, où il a participé au sommet européen, Li Keqiang a été accueilli à Paris avec faste. Cérémonie aux Invalides, déjeuner avec François Hollande, dîner officiel ce mardi soir à Matignon. Demain mercredi il sera accueilli à Marseille par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Une contribution très attendue

La contribution chinoise était d'autant plus attendue qu'elle pourrait avoir un effet d'entraînement sur un autre grand pays pollueur, l'Inde.

Car pour préparer la COP 21 dont l’objectif est de déboucher sur un accord contraignant qui doit prendre le relais du protocole de Kyoto à partir de 2020 pour limiter le réchauffement mondial à 2°, les membres de la Convention de l’ONU sur le climat s’étaient engagés à préciser et quantifier leurs efforts et objectifs en matière de réduction d’émission de gaz à effet de serre pour après 2020. Une étape qui doit permettre de faire un bilan, qui permettra d’évaluer le fossé existant entre la réalité et les objectifs, et donc de produire un accord en phase avec ces mêmes objectifs.

Pour les pays industrialisés, la date butoir était le 31 mars. Sur les 195 pays ou parties de la convention climat, seuls 33 ont annoncé leur contribution en temps et en heure. Parmi les bons élèves : la Suisse, l’Union européenne, la Norvège et le Mexique. Les Etats-Unis (2e plus gros émetteur derrière la Chine) et la Russie (5e derrière l’Union européenne et l’Inde) l’ont communiquée in extremis.

En revanche, des pays très émetteurs de gaz à effet de serre, comme la Chine (plus de 25% des émissions), le Japon, le Brésil, le Canada et l’Australie, n’avaient pas respecté l’échéance.

La corruption, ennemie de la lutte contre le changement climatique

Lundi, la réunion sur le changement climatique organisée par les Nations unies, a été l'occasion d'évoquer une fois de plus le dossier épineux du financement. Les pays pauvres réclament de l'aide pour s'adapter aux conséquences du changement climatique et réduire leurs émissions polluantes. Mais les sommes promises - 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 - tardent à être versées.

A l'occasion de cette rencontre, l'organisation Transparency International a mis en garde contre les risques liés à la corruption dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il se trouve que les 20 pays susceptibles de souffrir le plus du changement climatique sont aussi parmi les plus corrompus. Selon Brice Böhmer, les sommes « englouties » par la corruption dépassent largement l'effort financier demandé par les pays pauvres.

Chaque année, mille milliards sont perdus à cause de la corruption, des détournements de fonds, de l’évasion fiscale

Brice Böhmer, de l'organisation Transparency International, dénonce le poids de la corruption dans la lutte contre le réchauffement climatique 30/06/2015 - par Achim Lippold Écouter

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