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    Les imprimantes 3D au service de la médecine

    media En médecine, l'impression 3D permet de fabriquer rapidement et à moindre coût du sur-mesure. Subhashish Panigrahi/Wikimedia Commons

    C’est une première en France. Un enfant de six ans est équipé, depuis lundi 17 août 2015, d’une prothèse de main fabriquée à partir d’une imprimante 3D. Peu connu il y a quelques années, ce procédé gagne du terrain dans le domaine médical. L'impression en plusieurs dimensions ouvre aussi d'incroyables perspectives.

    Maxence, un enfant de six ans né sans main droite, est devenu, lundi 17 août 2015, le premier enfant français équipé d’une prothèse issue d’une imprimante 3D. Son prix ? Entre 50 et 200 euros, soit 50 à 200 fois moins cher que les modèles d’entrée de gamme (environ 11 000 euros). Un prix raisonnable qui permet de réduire les désagréments si l’enfant perd ou casse sa prothèse, et qui offre une approche ludique de l’objet. Ainsi, Maxence a participé à l’élaboration de sa nouvelle main : elle devrait être colorée et ornée d’une grande lettre « M » pour « superMax ».

    Maquettes et prothèses, deux applications majeures

    Le développement de l’imprimante 3D - dont une variante médicale est appelée la « fabrication additive » - doit beaucoup aux progrès de l’imagerie médicale (scanner, IRM, échographie, etc.) qui ont permis d’obtenir une image précise de l'organisme en trois dimensions. Ces informations, stockées sous forme de données numériques, sont ensuite utilisées pour programmer une imprimante 3D. Celle-ci peut alors fabriquer des prothèses et des maquettes.

    La première implantation d’une prothèse fabriquée par une imprimante 3D remonte à 2011. Il s’agissait d’une mandibule (un os de la mâchoire inférieure). Depuis, cette technique est utilisée pour des prothèses de hanche, de vertèbre ou des implants osseux, et même, en 2013, pour une attelle des bronches. Sans oublier le domaine dentaire où l’impression 3D est amenée à se développer, car pour Alain Bernard, vice-président de l’AFPR (Association française de prototypage rapide) et coauteur du livre Fabrication additive – du prototypage rapide à l’impression 3D (éditions Dunod), « une prothèse dentaire est exactement ce que représente l’impression 3D aujourd’hui. C’est-à-dire un objet personnalisé, qui va s’adapter à une personne et à un implant particulier. L’impression 3D, c’est vraiment pour faire du spécifique, du personnalisé, le plus rapidement possible et à moindre coût. »

    Avec l’aide d’une imprimante 3D, les médecins peuvent aussi reconstituer le corps du patient, c’est ce qu’on appelle des modèles de « diagnostic préopératoire ». Avec ces maquettes, le médecin peut établir un diagnostic ou répéter les gestes qu’il effectuera pendant l’opération. Il gagne alors en précision et en vitesse au moment de l’intervention, ce qui présente plusieurs avantages : une rémission plus rapide du patient, moins de complications et un meilleur résultat. Par exemple, cette technique a été utilisée par les chirurgiens qui devaient séparer deux sœurs siamoises reliées par le crâne.

    Vers une impression du vivant ?

    Fabriquer à la demande des tissus humains ne relève plus de la science-fiction pour le laboratoire « Bio-ingénieurie tissulaire » de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Bordeaux. L’équipe de Fabien Guillemot considère déjà une quatrième dimension de l’impression : le facteur temps au cours duquel les cellules déjà imprimées évoluent de manière autonome et forment un tissu fonctionnel. Les chercheurs bordelais ont déjà réussi à produire des cellules de la couche superficielle de la peau, des ongles, des poils ou des cheveux. Les grandes études internationales se portent actuellement sur l’impression de tissus de cornée ou de peau, et de tissus osseux. Au bout, la médecine bien sûr, mais aussi la pharmacologie et la cosmétique.

    L'impression 3D pourrait aussi, à terme, constituer un outil pour la recherche fondamentale. On pourrait étudier le vivant - la relation entre structure et fonction en particulier - avec le leitmotiv « comprendre en fabriquant ». 

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.