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    Science

    Découverte d’Ugrunaaluk kuukpikensis, un dinosaure qui a vécu par 6°C

    media Squelette d'un Parasaurolophus cyrtocristatus au Field Museum de Chicago. Ce «dinosaure à bec de canard», de la famille des hadrosauridés, est un cousin d'Ugrunaaluk kuukpikensis, découvert récemment en Alaska. PHOTO LISA ANDRES / WIKIPEDIA

    Des chercheurs des universités de l’Alaska et de Floride ont annoncé cette semaine la surprenante découverte, dans le nord de l’Alaska, d’une nouvelle espèce de dinosaure herbivore. Baptisé Ugrunaaluk kuukpikensis, il vivait dans cette région il y a 69 millions d’années, au crétacé supérieur. Et bien que le climat y était plus clément qu’aujourd’hui, le dinosaure y aurait connu des mois d’hiver à 6°C, dans une nuit quasi-permanente et la neige.

    C’est une avancée de taille pour les spécialistes. « Il n’y a pas si longtemps, l’idée de dinosaures vivant dans un climat polaire était considérée comme une sorte de blague », a rappelé Patrick Druckenmiller, conservateur du Musée du Nord au département sciences de la Terre, et professeur de géologie, à l’université de l’Alaska de Fairbanks.

    Lui et son collègue Greg Erickson, professeur de biologie à l’Université de Floride, viennent d’annoncer la découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure dans la formation rocheuse de Prince Creek – riche en fossiles de créatures paléo-arctiques –, à proximité de la rivière Colville, l’un des cours d’eau les plus au nord de l’Alaska.

    Ugrunaaluk kuukpikensis (« brouteurs anciens de la rivière Colville », en langue esquimau inupiaq) était un paisible dinosaure herbivore qui marchait sur ses pattes postérieures et se nourrissait d’épines de conifères. Membre de la famille des hadrosaures, aussi appelés « dinosaures à bec de canard », très présente en Amérique du Nord, en Asie et en Europe de -100 à -66 millions d’années, Ugrunaaluk kuukpikensis est un cousin du Parasaurolophus et de l'Edmontosaurus. Il pouvait mesurer jusqu’à 9 mètres de long, selon les paléontologues qui ont trouvé plus de 6 000 ossements fossilisés de cette nouvelle espèce, dont la plupart appartenaient à des bébés ou de jeunes individus de 1 à 3 mètres, dans une couche de roche de Prince Creek vieille de 69 millions d’années.

    « Pour les standards reptiliens, c’est assez froid »

    Lorsqu’Ugrunaaluk kuukpikensis prospérait dans la région, elle était située au-dessus du cercle paléo-arctique : les hivers, la température était de 6°C en moyenne, les nuits étaient extrêmement longues et, parfois, il neigeait. Le climat était plus chaud qu’aujourd’hui, certes, mais « pour les standards reptiliens, c’est assez froid », a fait remarquer Patrick Druckenmiller. « Ces dinosaures ont vécu à l’extrême limite de ce que nous les pensions physiquement capables d’endurer », a-t-il ajouté. Et aucun signe de migration des dinosaures n’a été décelé.

    Les scientifiques cherchent à savoir comment cette espèce s’est adaptée au froid. De quoi relancer le débat toujours ouvert sur le métabolisme des dinosaures : seraient-ils à sang-froid ou à sang-chaud ? Les paléontologues ont répertorié treize autres espèces de dinosaures dans la formation de Prince Creek, dont certaines sont encore inconnues, qui auraient aussi résidé là en permanence. En 2006, une autre équipe avait, par ailleurs, mis au jour, au même endroit, deux morceaux d’un crâne, celui d’une nouvelle espèce de tyrannosaure nain.

    « Nous venons à peine de trouver un nouveau monde entier de dinosaures dont on ne soupçonnait pas l’existence », s’est enthousiasmé Greg Erickson, dans un entretien donné au Washington Post, ce mardi 22 septembre, jour de la publication de ses travaux conjoints avec Hirotsugu Mori et Patrick Druckenmiller.

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