Climat: les négociateurs accouchent d'un texte très critiqué - Science - RFI

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Climat: les négociateurs accouchent d'un texte très critiqué

media Le projet d'accord adopté par les négociateurs de 195 pays à Bonn doit servir de base à la conférence de Paris sur le changement climatique. Peter Adams/Getty Images

A quelques semaines de la Cop 21, les négociateurs réunis à Bonn en Allemagne ont adopté un projet d’accord vendredi. Ce texte servira de base de travail aux chefs d’Etats et de gouvernements afin de parvenir à un accord global sur la réduction du réchauffement climatique à la conférence sur le climat de Paris. Le document laisse encore beaucoup de marge de manœuvre aux tractations de dernières minutes.

Avec notre envoyé spécial à Bonn, Achim Lippold

Illisible, complexe et sans ambition. Les critiques adressées au document de 55 pages truffé de formules floues dans le plus beau jargon diplomatique sont nombreuses. Et même partagées par certains négociateurs. Sur le fond, il reste beaucoup de désaccords : la question des aides financières réclamées par les pays pauvres, notamment, n’a pas été tranchée.

Certaines organisations humanitaires critiquent sévèrement les résultats des pourparlers. L’ONG Care, par exemple, parle d’un « rendez-vous manqué » à Bonn.

Pour l’ambassadrice de la Cop 21, Laurence Tubiana, beaucoup de travail reste à faire. Mais la diplomate se veut optimiste : « Je ne suis pas inquiète. J’aimerais bien qu’on s’y colle, qu’on négocie, mais encore une fois, on a vraiment la base, tous les chapitres y sont. On a un chapitre sur le plus important : la réduction des émissions de gaz à effet de serre. On voit les options très claires avec les niveaux d’obligation qu’il va falloir choisir », juge-t-elle. Et elle se veut rassurante : « Tout le monde a envie d’un accord et avec le texte qu’on voit là, on voit exactement les contours de ce qu’on aura comme accord à Paris. »

Beaucoup de pression sur la conférence de Paris

C’est donc au niveau politique que les négociations vont se poursuivre. Pour le coprésident des débats, Daniel Reifsnyder, un bon connaisseur des négociations sur le climat, tout se jouera à Paris. « Nous ne sommes qu’en octobre, explique-t-il. Les gens ne vont pas abattre toutes leurs cartes maintenant. »

Pour Thomas Spencer, un expert des questions climatiques, la pression sur la conférence de Paris sera énorme, ce qui comporte un certain risque. « Je pense que c’est toujours possible de trouver un accord, mais en mettant une telle pression sur les deux semaines à Paris, on augmente les risques de couac de dernière minute et les risques de conflits procéduraux », estime-t-il.

Avant la conférence de Paris qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre, le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, réunira ses collègues début novembre pour faire un dernier point sur les négociations. Et peut-être rendre le projet d’accord un peu plus clair.

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