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    Science

    Le Zika décrété «urgence de santé publique de portée mondiale»

    media La directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, et le professeur David L. Heymann directeur exécutif maladies transmissibles, lors d'une conférence de presse sur le Zika, à Genève, le 1er février 2016. REUTERS/Pierre Albouy

    L'Organisation mondiale de la Santé a décrété ce lundi 1er février que le virus Zika constituait « une urgence de santé publique mondiale ».

    L'épidémie du virus Zika prend une telle tournure que l'Organisation mondiale de la Santé a engagé la procédure d'urgence de santé publique de portée internationale. « Nous devons agir », a affirmé la directrice de l'OMS, Margaret Chan, lors d'une conférence de presse ce lundi 1er février à Genève, à l'issue d'une réunion exceptionnelle de son comité d'urgence. « Tous s'accordent sur le besoin urgent de coordonner les efforts internationaux pour poursuivre les investigations et comprendre mieux cette relation », a ajouté Margaret Chan.

    « Les experts considèrent aussi que l'étendue géographique des espèces de moustiques qui peuvent transmettre le virus, l'absence de vaccin et de tests fiables, ainsi que le manque d'immunité de la population dans les pays nouvellement touchés (...) constituent des causes supplémentaires d'inquiétude », a déclaré la directrice de l'OMS. 

    3 à 4 millions de malades attendus en 2016

    Le comité d'experts indépendants convoqués par l'Organisation pour évaluer les risques de propagation du virus à l'échelon du globe a donc préconisé la mise en place d'une surveillance accrue et l'adoption de recommandations à appliquer par les gouvernements. En clair, l'OMS met en place un dispositif censé non seulement freiner, si ce n'est stopper le virus qui se répand de façon « explosive » dans certaines régions, dont les Amériques, mais aussi protéger les zones jusqu'ici indemnes.

    Très critiquée pour la lenteur de sa réaction face à l'épidémie d'Ebola, l’Organisation mondiale de la Santé prend cette fois-ci les devants. Elle va publier le mode détaillé de combat contre une maladie pouvant atteindre 3 et 4 millions de personnes en 2016, rapporte notre correspondant à Genève, Laurent Mossu.

    Le Brésil avait été le premier à sonner l’alarme en octobre dernier. Aujourd’hui, il est le pays le plus touché avec 1,5 million de personnes infectées. La majorité des cas sont bénins, mais le virus, selon l’OMS, est « fortement suspecté » dans les cas de microcéphalie, une malformation des bébés qui naissent avec une tête et un cerveau anormalement petits. Le Brésil en a signalé 3 700 cas, manifestement provoqués par le virus. Comme la Colombie, le Salvador, l’Equateur, la Jamaïque et Porto Rico, le Brésil a recommandé aux femmes d’éviter toute grossesse tant que l’épidémie n’est pas sous contrôle. Ce lundi soir, il a déconseillé aux femmes enceintes de se rendre aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro prévus en août.

    Larves de moustiques aedes aegypti, vecteurs du virus Zika. REUTERS/Josue Decavele

    Où en sont les recherches ? 

    Dengue, Chikungunya, et Zika ont un point commun : ces maladies ont pour origine un virus transmis à l’homme par les piqûres de moustique. Et plus précisément, les moustiques de genre Aedes. Aucun vaccin ni traitement n’existe encore contre ces pathologies, mais des recherches sont en cours.

    Ainsi, pour la première fois, l'Institut Pasteur de Guyane vient de procéder au séquençage du virus Zika qui circule aux Antilles et en Amérique du Sud. « Ce séquençage d’une souche qui a été isolée en Guyane va nous permettre d’avoir la carte d’identité précise de ce virus », explique le Dr Anna Bella-Failloux, directrice de recherche à l’Institut Pasteur de Paris.

    L’avancée a son importance, car elle va permettre le développement de thérapeutiques et du vaccin, qui doit être spécifique à la souche qui va circuler dans la région. Elle va aussi aider à la compréhension de la transmission vectorielle, c’est-à-dire la façon dont des espèces locales vont pouvoir transmettre ce virus spécifique à la Guyane. « L’objectif à terme est de pouvoir développer des stratégies de lutte antivectorielle qui vont être ciblées dans des zones à risques », indique le Dr Anna Bella-Failloux.

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