GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 23 Mai
Mardi 24 Mai
Mercredi 25 Mai
Jeudi 26 Mai
Aujourd'hui
Samedi 28 Mai
Dimanche 29 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Le virus Zika se propage de façon «exponentielle», selon l’OMS

    media Une femme enceinte atteinte par le virus Zika, le 25 janvier 2016 dans un hôpital colombien. AFP PHOTO/Schneyder Mendoza

    Les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) réunis lundi 1er février à Genève ont qualifié l’épidémie du virus Zika « d’urgence de santé publique de portée mondiale ». Un million et demi de cas ont déjà été recensés au Brésil, et le virus se propage de « manière exponentielle » sur le continent américain. Trois à quatre millions d’autres cas sont attendus cette année.

    Le virus Zika tient son nom de celui de la forêt ougandaise dans laquelle il a été découvert sur un singe en 1947. Découvert chez l’homme seulement en 1952, il n’est pas le plus dangereux de ses cousins, ceux de la Dengue et du Chikungunya. Un virus récent transmit par le même moustique-tigre.

    La première épidémie a lieu en 2007 en Micronésie sur l’île de Yap dans le Pacifique : 5 000 cas sont alors recensés. La seconde, d’une ampleur moindre, intervient la même année au Gabon. Il s’agit de la première sur le continent africain reconnu par les chercheurs du centre de recherches sur les maladies émergentes de Franceville au Gabon.

    A cette époque, les scientifiques constatent que le virus Zika se développe de façon concomitante avec ceux de la Dengue et du Chikungunya.

    Enfin, depuis l’année dernière, une troisième épidémie touche le continent sud-américain, mais progresse « de manière exponentielle », a rappelé l’Organisation mondiale de la Santé.

    Le Brésil reste à ce jour, le pays le plus touché de la région. Les autorités brésiliennes ont d’ailleurs conseillé aux femmes d’éviter une grossesse tant que l’épidémie n’est pas maîtrisée. Suite à l’état « d’urgence de santé publique de portée mondiale » décrétée à l’issue de la réunion des Nations unies, elles déconseillent également aux femmes enceintes d’assister aux prochains jeux Olympiques qui se dérouleront aux mois de juin et juillet prochains.

    Zika – Dengue – Chikungunya : les signes sont quasi identiques

    Le virus Zika est beaucoup moins dangereux que ses deux cousins. Il n’existe ni vaccin ni traitement curatif et seuls les symptômes peuvent être traités aujourd’hui.

    Fièvres, maux de tête, courbatures, des manifestations semblables à un état grippal associé à des éruptions cutanées. La spécificité de Zika, si elle est démontrée, reste l’apparition de malformations congénitales lorsque la femme enceinte est infectée par ce virus.

    Pour l’instant, plus de 3 400 cas de malformations néonatales sont examinés aujourd’hui au Brésil, 270 ont été confirmés pour l’instant.

    Autoriser l’avortement dans certaines situations

    Les doutes scientifiques persistent quant au lien possible entre le virus Zika et l’augmentation du nombre de cas de microcéphalie au Brésil. Les femmes enceintes et celles qui ont donné récemment naissance à des enfants atteints de lésions importantes au cerveau s’inquiètent. En cas de doute, celles qui le souhaitent et le peuvent choisissent de reporter un projet de maternité.

    Une option d’ailleurs conseillée par les spécialistes, mais qu’en est-il au niveau de la loi qui interdit l’IVG excepté en cas de danger de mort pour la mère et/ou l’enfant ? Aucune confirmation sur la gravité des risques encourus par le futur nourrisson.

    Certains médecins estiment qu’il faut attendre les résultats des examens en cours avant de se prononcer et rendre éventuellement la loi plus flexible. D’autres estiment que les textes sont inadaptés à la situation actuelle et souhaitent déposer un recours devant la Cour suprême du Brésil.

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.