Environnement: les objectifs de la signature de l’accord COP21 - Science - RFI

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Environnement: les objectifs de la signature de l’accord COP21

media Le secrétaire d'Etat américain John Kerry prononce son allocution lors de la cérémonie de signature de l’accord sur le changement climatique, à New York, le 22 avril 2016. REUTERS/Mike Segar

Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont présents au siège de l’ONU, vendredi 22 avril. Objectifs : obtenir très vite la ratification de 55 pays représentant au minimum 55 % des émissions de gaz à effet de serre et surtout tenter d’obtenir plus d’engagements.
 

Il s’agit de la concrétisation de ce qu'il s'est passé à Paris lors de la COP21. Cependant, les pays signataires ne seront contraints de respecter leurs engagements que quand ils auront ratifié le traité et cela peut prendre plus de temps puisqu’il faut qu’une loi soit votée par les parlementaires de chaque pays. La France semble vouloir aller assez vite dans ce processus de ratification qui devrait intervenir avant l’été. En attendant, ce rendez-vous new-yorkais sera principalement protocolaire.

« A New York, les Etats doivent nous dire comment ils vont changer la politique énergétique de leurs pays », explique Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France. « Mais on craint que ce ne soit qu’un effet d’annonce et qu’un certain nombre de pays aillent à New-York pour récolter les lauriers de la COP21. Nous voulons rappeler que le plus gros du travail n’est pas fait », ajoute-t-il.

En quatre mois, de nouveaux espoirs sont toutefois apparus comme par exemple l'arrivée au pouvoir au Canada de Justin Trudeau. Avant l'élection du nouveau Premier ministre, le Canada ne voulait plus appliquer le protocole de Kyoto et freinait les négociations de la COP. Désormais, il soutient les efforts des pays européens et devient un allié de marque pour l’application de l’accord.

Parmi les points encourageants, il y a également une lettre publiée par de gros investisseurs financiers la semaine dernière, incitant les Etats à signer l’accord. « Les pays qui adhéreront sans tarder à l’accord de Paris bénéficieront d’une certitude réglementaire accrue qui aidera à attirer les milliers de milliards d’investissements pour soutenir la 'transition bas carbone' », écrivent-ils.

La crainte la plus importante quant à l’avenir de l’accord concerne les Etats-Unis en pleine année d'élection présidentielle. « Si madame Clinton l’emporte, elle suivra les pas de Barack Obama, mais si c’est un des deux autres candidats (Donald Trump ou Ted Cruz, ndlr), on aura beaucoup de mal », analyse Bettina Laville, conseiller d'Etat en France et négociatrice lors des différentes conférences Climat. « D’ailleurs la réforme environnementale de Barack Obama vient d’être freinée par deux votes du Congrès américain. C’est une contradiction totale », renchérit-elle.

L'accord de Paris doit se frayer un chemin à travers la géopolitique très complexe du 21ème siècle et ce n'est pas une mince affaire. Les troubles politiques au Brésil représentent une autre inquiétude. Le pays fait partie des plus gros émetteurs de gaz à effets de serre. La grande inconnue concerne également la Chine. Le plus gros pollueur du monde a fait de nombreuses promesses ces derniers mois mais face à une croissance en berne, Pékin pourrait revoir ces ambitions à la baisse.

La France pas si exemplaire

La France, qui tient toujours la présidence de la COP 21, veut se montrer exemplaire. Mais elle reste très en retard sur la question des énergies renouvelables. La loi sur la transition énergétique est également très contestée. « La France ne peut pas aller à New York en demandant à d’autres pays de faire plus d’efforts si elle ne fait pas elle-même les efforts qu’elle doit mener », déplore Jean-François Julliard de Greenpeace. « Il y a en France un vrai problème avec la question de l’énergie nucléaire. On a un gouvernement qui ne parvient pas à dire clairement quel réacteur nucléaire sera fermé pour laisser la place aux énergies renouvelables. Tant que l’on n'aura pas fait ça, on ne pourra pas parler de transition énergétique en France », poursuit-il.

La France passera le relais de la présidence au Maroc à la veille de la COP22 qui se tiendra à Marrakech en novembre. « Une édition particulièrement consacrée à l’Afrique », a indiqué Hakima El Haiti, la ministre marocaine de l'Environnement.

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