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    Science

    Commotion cérébrale et Sport

    media  
    quebec.huffingtonpost.ca

    Claire Hédon : Dr Sène, vous allez nous parler d’un phénomène dans le sport que l’on appelle commotion cérébrale. Mais de quoi s’agit il ? Est-ce si fréquent que cela ?
     

    Jean-Marc Sène : C’est un traumatisme de la tête ou du cou qui altère le fonctionnement du cerveau de façon immédiate et transitoire, 9 fois sur 10 sans perte de connaissance.

    Aux États-Unis, on compte environ 300 000 commotions par an chez les sportifs, ce qui représente 20% des commotions en général. Une étude française montre une atteinte cérébrale dans 13 % des accidents de sport.

    Dans le monde du sport, l’usage veut que tout traumatisme sans perte de connaissance soit considéré comme bénin. En effet, le KO sans perte de connaissance n’apparaît pas comme synonyme de commotion cérébrale aux yeux des joueurs ou des entraîneurs. On entend souvent au bord du terrain « il est sonné, mais ̧ca va ! ».

    Claire Hédon : Est-ce si grave que cela ?

    Jean-Marc Sène :
    Hé oui Claire, ne l’oublions pas le cerveau est un organe essentiel qui commande notre corps !
    En fait, même un traumatisme crânio-cérébral léger n’est pas anodin ! Les séquelles occasionnées par une commotion liée au sport sont comparables à celles causées par un traumatisme crânien léger lié à un accident de la route. En effet, des athlètes peuvent subir des coups qui produisent dans leur boîte crânienne une accélération équivallant à l’accélération causée lorsqu’une voiture entre en collision avec un mur de briques à une vitesse de 60 à 80 km/h.
    Or si les victimes d’un AVP ont tendance à se conformer à la prescription de repos physique et mental, et sont de ce fait peu susceptibles de présenter une nouvelle commotion, les sportifs passionnés sont plutôt enclins à minimiser leurs symptômes et à retourner rapidement au jeu. Ce faisant, ils deviennent cinq fois plus à risque d’être blessé à nouveau.

    Une pratique sportive avec des symptômes persistants expose à trois dangers :
    - Une nouvelle commotion.
    - Une prolongation des symptômes.
    - Un dommage définitif provoqué par la répétition des commotions : dépressions, troubles de la mémoire et des fonctions intellectuelles, difficultés de communication.

    Claire Hédon : Comment reconnaître une commotion cérébrale ?

    Jean-Marc Sène : Un ou plusieurs signes peuvent exister de façon immédiate ou retardée :
    • Perte de connaissance, convulsions.

    • Troubles de l’équilibre, de la vision (étoiles, vision double).

    • Mal de tête, fatigue, confusion, somnolence.
    • Sensation d’être dans le brouillard.

    • Troubles de la mémoire, ralentissement des idées.
    • Irritabilité, tristesse, impression d’ivresse.

    • Hypersensibilité au bruit, à la lumière.

    • Troubles du sommeil.

    • Diminution de la performance.

    Ces symtômes immédiats ou différés peuvent s’aggraver en cas d’effort physique.
    D’où l’importance du repos physique et intellectuel (pas de travail sur écran, lecture ou TV) !

    Claire Hédon : Quelle attitude adopter en cas de commotion ?

    Jean-Marc Sène
    : 3 règles d’or :
    1 - ARRÊTER IMMÉDIATEMENT LA COMPETITION OU L’ENTRAINEMENT

    2 - NE PAS CACHER L’INCIDENT : AVERTIR ARBITRE, MÉDECIN, EDUCATEUR, ENTOURAGE

    3 - CONSULTER ET OBSERVER LE REPOS PRESCRIT : TOUT SPORTIF VICTIME D’UNE COMMOTION CÉRÉBRALE DOIT CONSULTER SON MÉDECIN AVANT TOUTE REPRISE D’ACTIVITÉ QUI DOIT ÊTRE PROGRESSIVE.
     

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