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    Science

    Journal de bord de Thomas Pesquet: les premiers pas en dehors de la Station

    media Peggy Whitson a photographié Thomas Pesquet dans le sas, à travers le hublot. ESA/NASA

    L'astronaute Thomas Pesquet a décollé le 17 novembre et a rejoint la Station spatiale internationale deux jours après. Son quotidien est consacré en très grande partie à la science. Durant les six mois de sa mission Proxima, il doit réaliser plus d'une centaine d'expériences. Tous les mois, Thomas Pesquet raconte à RFI sa vie en impesanteur et pour l'occasion Radio France Internationale devient Radio France Interplanétaire ! Voici le second volet du journal de bord de Thomas Pesquet, qui nous raconte sa sortie dans l’espace, pour une opération de maintenance de l’ISS.

    Radio France Interplanétaire avec Thomas Pesquet

    Depuis le 17 novembre, Thomas Pesquet nous a confié vivre son rêve. Le 13 janvier dernier, il a réalisé « un rêve dans son rêve », comme il le dit lui-même. Le rêve ultime de tous les astronautes : celui d’une sortie dans l’espace, une sortie extravéhiculaire comme on dit dans le jargon, en scaphandre.

    Avec son collègue américain Shane Kimbrough, ils ont dû réaliser une opération de maintenance sur la Station en installant de nouvelles batteries. Ce n’est pas une activité anodine, puisqu'elle exige des centaines d’heures d’entraînement sur Terre, et une longue préparation à bord de la Station.

    Les conditions dans le vide spatial sont en effet extrêmes : la température y varie par exemple entre -100° et +150° si l’ISS se trouve du côté nuit ou jour de la Terre. C’est pour cette raison que les astronautes considèrent leur scaphandre comme une sorte de « vaisseau spatial portable ». L’engin est impressionnant, il pèse presque 200 kilogrammes, et il a fallu quelques heures à Thomas Pesquet et Shane Kimbrough pour enfiler chacun le leur.

    Thomas Pesquet inspecte le module de commande et d'affichage de son scaphandre avant sa sortie dans l'espace. Credits: ESA/NASA

    Face au vide et à la chaleur

    A 12h32 précises, ce 13 janvier, le centre de contrôle de la NASA à Houston donne le top départ, et l’activité peut commencer. L’astronaute français sort dans l’espace. « J’ai trouvé qu’il faisait chaud et qu’il y avait beaucoup de soleil ! Quand on est sorti, on était du côté ensoleillé de l’orbite. Quand on est dehors, quand on n’est pas protégé par la coque de l’ISS, ou par l’atmosphère de la Terre, le Soleil chauffe très, très fort ! On sent tout de suite la chaleur, et on a dû baisser la visière dorée du casque pour ne pas être éblouis. »

    Mais il n’y a pas que les conditions thermiques à gérer : il y a également le vide de l’espace, et l’impesanteur. Tous les sens sont chamboulés, ni haut, ni bas, à l’inverse de la Station où l’on peut arbitrairement décider que telle paroi fait office de plafond. Dehors, c’est plus déstabilisant. Comme l’explique Thomas Pesquet, c’est pour cette raison que les astronautes s’entraînent des années pour ces sorties extravéhiculaires.

    « J’ai ressenti un peu les mêmes sensations que dans la piscine d’entraînement, sauf que c’est moins stable. Il y a beaucoup plus de vide sous les semelles ! Mais il n’y a pas de grandes différences puisqu’on est bien entraîné. Mon corps a compris tout de suite qu’on ne tombait pas, donc je n’ai pas eu de sensation de vertige ou de peur. Au contraire, c’était plutôt cool ! Je savais que je restais en place et que je pouvais lâcher les mains et que je n’irai pas bien loin. »

    Contre la montre

    Mais pas le temps pour les deux astronautes de profiter du spectacle de la Terre 400 kilomètres plus bas, il a fallu se mettre au travail. La sortie était prévue pour durer sept heures au total. « On s’est concentré tout de suite sur le programme. La seconde fois que j’ai regardé la Terre, cela faisait bien deux ou trois heures qu’on était dehors. »

    Thomas Pesquet et Shane Kimbrough ont été efficaces puisqu’ils ont bouclé leur programme avec une heure d’avance. Lionel Ferra a suivi ça de très près : il occupe le rôle d’Eurocom au Centre des astronautes européens à Cologne. C’est lui qui parle aux astronautes européens quand ils sont dans l’espace. « Thomas a fait une très bonne sortie dans l’espace. Il a réalisé son programme principal, et avec Shane Kimbrough, ils ont effectué six tâches supplémentaires. En six heures, c’est vraiment très bien, parce qu’ils avaient encore une heure de marge sur l’autonomie des scaphandres. »

    Malgré ce succès, Lionel Ferra s’inquiète un peu : « J’espère qu’il en a profité un peu ! Il a travaillé tellement rapidement, il avait tellement la tête dans le guidon… Mais on l’a vu s’arrêter un peu vers la fin, il a eu un petit laps de temps, une dizaine de minutes pour faire des photos, donc je pense que ça va ! » En effet, Thomas Pesquet a pu en profiter et faire des photos. Comme à son habitude, le quatrième Français à sortir dans l’espace les a abondamment partagées sur les réseaux sociaux.

    Relire → Le premier volet du Journal de bord de Thomas Pesquet

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