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    Science

    Journal de bord de Thomas Pesquet: la science avant tout!

    media Test d’un système de double caméra pour faire réaliser des amarrages automatiques parfaits aux satellites du futur. Compte Twitter Thomas Pesquet

    L'astronaute Thomas Pesquet a décollé pour l'espace le 17 novembre 2016 et a rejoint la Station spatiale internationale (ISS) deux jours après. Son quotidien est consacré en très grande partie à la science. Durant les six mois de sa mission Proxima, il doit réaliser plus d'une centaine d'expériences. Tous les mois, Thomas Pesquet raconte à RFI sa vie en apesanteur et pour l'occasion Radio France Internationale devient « Radio France Interplanétaire » ! Voici le troisième volet du journal de bord de Thomas Pesquet qui nous raconte les expériences scientifiques qu’il mène à bord de l’ISS.

    Radio France Interplanétaire,

    Au mitan de sa mission de six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS), le programme scientifique de Thomas Pesquet avance à bon rythme. Les expériences et manipulations scientifiques représentent environ la moitié de son emploi du temps. Il doit au total en mener un peu plus d’une centaine. Si le programme est aussi chargé, c’est pour une raison simple : la Station est un laboratoire unique. C’est en effet le seul dont dispose l’humanité où la gravité n’est pas ressentie.

    Le rôle des astronautes est donc au final assez simple, ils doivent entretenir et surtout utiliser ce laboratoire. Concrètement, les scientifiques envoient leurs expériences vers la Station, les astronautes réalisent les manipulations et communiquent ensuite les résultats au sol. « Il y a énormément d’expériences à réaliser », explique Thomas Pesquet. « Certaines peuvent prendre beaucoup de temps, alors que d’autres c’est tout le contraire : il suffit d’appuyer sur un bouton pour démarrer, stop à la fin, et envoyer les résultats sur Terre. »

    A mi-chemin de sa mission, le Français a été efficace. Il est dans les temps par rapport à son planning. « On a réalisé presque toutes les expériences prévues et qui se trouvaient déjà à bord. On a fait presque la moitié, et désormais on attend les nouveaux équipements qui arriveront avec le prochain cargo de ravitaillement. »

    Thomas Pesquet a ainsi travaillé sur Aquapad, un dispositif de purification amélioré d’eau, il a également conduit des expériences de physique des matériaux.

    Mais la plus grosse partie concerne la physiologie. En effet, le corps des astronautes se modifie dans l’espace. Les muscles et les os se détériorent à cause du manque de pesanteur. Il y a donc plusieurs expériences consacrées à ce thème, comme Everywear. Il s’agit d’un prototype de combinaison un peu spéciale, très gainante, qui vise à contrer ces effets négatifs.

    Autre scorie qui peut frapper les astronautes, une dégradation de la vue. Il n’est pas rare que certains d’entre eux doivent porter des lunettes à leur retour sur Terre, alors qu’ils n’en avaient pas besoin avant leur mission. « Nous avons Fluidshifts pour comprendre ce phénomène », explique Thomas Pesquet. « On pense que ce phénomène est causé par les fluides à l’intérieur du corps qui se répartissent différemment, et migrent notamment vers la tête. Le cœur fait son travail d’envoyer le sang vers le cerveau, mais puisqu’il n’y a plus de gravité pour s’y opposer, on a plus de pression intracrânienne que sur Terre ». Il s’agit là d’une hypothèse sur laquelle les astronautes travaillent depuis longtemps. « Avec les coéquipiers, on est les derniers sujets sur cette expérience, puisqu’elle a été commencée il y a bientôt deux ans. On devrait avoir les résultats assez prochainement ».

    Il faut en effet du temps pour mener à bien toutes ces expériences et obtenir des résultats. C’est là le désavantage de la Station spatiale internationale. Puisque c’est le seul laboratoire en orbite dont on dispose, il faut faire de la place pour tout le monde, et allouer du temps à chaque expérience. Il faut donc quelques années pour mener les investigations scientifiques à bien. « Cela nous prend 5 ans, parfois plus, pour avoir des résultats. Ceux que nous avons en ce moment au sol, ce sont les résultats d’expériences qui ont débuté il y a 5 ans. »

    Ces expériences sont essentielles. De nombreux résultats sont en effet applicables sur Terre par la suite, et ils servent également à préparer le futur. La station orbitale est souvent considérée comme un avant-poste de l’humanité dans l’espace, qui sert à préparer les futures missions d’exploration. Une mission martienne, quand elle se fera, durera au minimum deux ans. Pour la réussir il faudra donc savoir comment va se comporter le corps humain en passant autant de temps dans l’espace, et comment contrer les effets indésirables.

    →A RE(LIRE) : Le deuxième volet du journal de bord de Thomas Pesquet

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