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    Les risques de la consommation de sucre en excès

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    Ảnh minh họa ® Thomas Bourdeau / RFI


    Claire Hédon
    : Cette semaine vous allez nous parler des conséquences sur la santé d’une consommation de sucre en excès. Où en sommes-nous de ce débat qui entraine beaucoup de controverses depuis plusieurs années ?

    Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de l'ONG Santé Dabète à Bamako au Mali :

    Tout d'abord, il faut apporter une précision importante. Il n’y a pas un sucre en tant que tel, mais trois grandes familles de sucres que l’on appelle les glucides. Le premier type de sucre ce sont les sucres simples (comme le saccharose) que l’on retrouve dans le sucre blanc par exemple. C’est le sucre qui sert à fabriquer des bonbons ou que l’on ajoute à son café. Le 2ème type de sucre est composé des sucres complexes (appelés amidon) que l’on retrouve dans le pain, les céréales comme le fonio, le sorgho ou encore le mil, le manioc, la pomme de terre ou encore l’igname. Et le 3ème ce sont les fibres alimentaires qui ne sont que partiellement métabolisées. Le débat autour des conséquences de l’excès de consommation de sucres pour la santé concerne uniquement la consommation de sucres simples.

    Claire Hédon : Pourquoi consomme-t-on trop de sucre et quels sont les risques pour la santé ?

    La surconsommation de sucres est principalement due aux produits fabriqués aujourd’hui par l’industrie agroalimentaire qui contiennent des quantités souvent énormes de sucres, même dans des produits qui ne devraient pas en contenir comme le Ketchup par exemple, avec en parallèle des dépenses marketing colossales de ces compagnies pour pousser la consommation. Il faut rappeler à nos auditeurs et auditrices que la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé est une consommation maximale de sucres de 25 grammes soit 6 cuillères à café de sucre par jour. On peut prendre quelques exemples édifiants de produits qui à eux seuls dépassent cette recommandation journalière :
    -              Un muffin acheté dans les grandes chaines de fast food contient entre 7 et 10 cuillères de sucres
    -              Un grand verre de boisson sucré type soda contient en moyenne 16 cuillères de sucres
    -              Un grand verre de jus type smoothie contient en moyenne 22 cuillères de sucres

    Claire Hédon : Quels sont les risques pour la santé de cette surconsommation ?

    Nous savons qu’une consommation excessive de sucres simples a des conséquences défavorables sur l’équilibre nutritionnel et sur la santé. En effet, l’excès de sucre simple amène souvent des apports énergétiques excédentaires qui peuvent conduire au surpoids et à l’obésité et donc favoriser la survenue de diabète ou de maladies cardiovasculaires. Ceci est renforcé par le fait que beaucoup d’aliments riches en sucres simples (ou sucre blanc) sont souvent associés à des graisses comme par exemple : les biscuits, les barres chocolatées ou les glaces. Ces aliments apportent beaucoup d’énergie sous un faible volume.
    En plus, l’excès de consommation de sucres simples va entrainer une élévation des triglycériques dans le sang renforçant le risque cardio vasculaire.


    Claire Hédon
    : Pourquoi est-ce qu’il y a autant de controverse autour de la surconsommation de sucre ?

    Il y a tout d’abord une différence très forte entre les résultats produits par les études qui ont un financement indépendant et les très nombreuses études financées par l’industrie agroalimentaire. En effet, l’industrie agroalimentaire a financé de nombreuses études et de nombreux réseaux de chercheurs qui ont conclu que «la lutte contre l’obésité passe essentiellement par la pratique d’une activité physique intense et que l’apport calorique et le type d’alimentation ne sont pas vraiment importants ». La très grande communication et la promotion réalisée autour de ces résultats a parfois orienté les médias, le public mais aussi les décideurs. Il faut cependant rappeler que le vrai message n’est pas manger n’importe quoi et dans n’importe qu’elle quantité tant que vous pratiquez de l’activité physique mais bien « Une alimentation mesurée en quantité et équilibrée est centrale, tout comme l’activité physique, pour lutter contre le surpoids et l’obésité ».

    Pour poursuivre les échanges sur cette chronique rendez-vous sur :

    Le compte Twitter de Stéphane Besançon

    Le compte Facebook de l'ONG Santé Diabète

     

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