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    Science

    La convention de Minamata pour le contrôle du mercure entre en vigueur

    media Un chercheur d'or au Burkina Faso, dans la province du Yatenga. Les pays s’engagent également à encadrer l’usage du mercure dans l’extraction minière artisanale d’or. Universal Images Group via Getty Images

    C’est ce mercredi 16 août que la convention de Minamata entre en vigueur, une convention internationale afin que les Etats s’engagent à contrôler le mercure, un produit toxique présent sur toute la planète.

    Tout a commencé dans les années 1950. A cette époque des poissons morts sont retrouvés sur les plages du sud du Japon. C’est ainsi que le mystère de la baie empoisonnée de Minamata débute. Peu à peu, une maladie du système nerveux central affecte les villageois du site et s’amplifie au fil des années. L’affection qui portera le nom de la région fera plusieurs dizaines de milliers de victimes. En cause, les rejets de métaux lourds d’une usine pétrochimique déversés entre les années 1930 et 1960 dans la baie.

    Le mercure, ingéré par les poissons du site, se retrouvera dans les assiettes des consommateurs. La maladie de Minamata va être longtemps ignorée d’abord, avant d’être niée, et enfin, face aux multiples plaintes, minimisée. Il faudra attendre octobre 2004 pour qu’il soit enfin donné raison aux plaignants atteints d’une pathologie incurable provoquant, entre autres, paralysies, convulsions, troubles visuels, auditifs, sensoriels, ataxie (perte de coordination des membres) mais aussi de la parole, de la mémoire. Elle peut entraîner aussi la naissance d’enfants handicapés mentaux. Ce polluant très toxique est dénoncé de longue date pour ses effets sur l’homme.

    Un produit ubiquitaire

    Le mercure est présent quasiment partout lors de la fabrication de chlore et de sa transformation pour fabriquer le très utilisé polychlorure de vinyle (PVC) ou encore par les centrales thermiques à charbon. On le retrouve dans les commutateurs électriques, les thermostats, les ampoules à basse consommation, les piles, les produits cosmétiques et pharmaceutiques et les amalgames dentaires. Il est enfin utilisé par les orpailleurs - légaux ou pas - pour extraire l'or du minerai.

    Les personnes les plus exposées actuellement sont les 15 millions d’ouvriers qui travaillent dans les mines d’or. Aujourd’hui près de 9 000 tonnes de mercure sont relâchées dans la nature chaque année.

    Utilisation encadrée

    C’est seulement en 2001 que la communauté internationale s’intéresse réellement à l’usage du mercure et en 2013 qu’une convention est signée.

    Elle compte 35 articles destinés à réduire au maximum les pollutions. Désormais le commerce du mercure entre Etats sera sévèrement contrôlé. Son utilisation dans la fabrication de produits devra être abandonnée. Les pays s’engagent également à encadrer l’usage de ce produit dans l’extraction minière artisanale d’or, mesure qui devrait être difficile à mettre en œuvre ; de très nombreux sites étant illégaux, par exemple en Guyane. Enfin, les sites contaminés et les centres de stockage des déchets de mercure devront être sécurisés. Les Etats s’engagent également à échanger leurs informations et à s’entraider. Les pays les plus pauvres pourront ainsi bénéficier de la coopération internationale.

    La convention prévoit également le suivi sanitaire des populations et leur information. Les plans de mise en œuvre des actions vont pouvoir désormais prendre force de loi. De même, les structures de vérification de l’action de chaque Etat vont être établies.

    La première réunion de la Conférence des Parties à la Convention de Minamata sur le mercure (COP1) se tiendra du 24 au 29 septembre 2017 au Centre international de conférences de Genève, en Suisse

    (Re) lire : BepiColombo, la nouvelle mission spatiale pour percer les mystères de Mercure

     

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