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    Science

    COP 23 à Bonn: les îles Fidji au centre de la conférence climatique

    media Frank Bainimarama, le président fidjien, s'exprimant en tant que président de la COP 23, à Bonn, en Allemgne, le 6 novembre 2017. REUTERS/Wolfgang Rattay

    La COP 23 sur les dérèglements climatiques démarre ce lundi 6 novembre en Allemagne. Pendant deux semaines et jusqu'au 17 novembre, les délégués de près de 200 pays se retrouvent au bord du Rhin. Ce sont, certes, les îles Fidji qui président cette conférence climat, mais pour des raisons logistiques l'évènement se tient à Bonn, en Allemagne.

    Il s'agit de préparer la mise en œuvre concrète de l'accord de Paris. Cet accord climat stipule de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. Pour y arriver, il faut baisser les émissions des gaz à effets de serre qui sont responsables du dérèglement climatique. Mais le climat change déjà et ce sont surtout les pays pauvres qui en souffrent. D'où la nécessité pour ces pays de s'adapter, entre autres, aux sécheresses ou à la hausse du niveau de la mer.

    Les financements pour l’adaptation : des engagements insuffisants

    La présidence des îles Fidji est très importante pour mieux faire entendre les voix de ces pays vulnérables, qui exigent que les pays riches tiennent leurs promesses de financer cette adaptation. « Les financements sont le ciment de la confiance entre les pays riches responsables du changement climatique et les pays pauvres qui en sont les premières victimes », souligne Armelle Le Compte de l'ONG Oxfam France. « Les financements, c’est une manière de réparer cette injustice. C’est pour cela qu’il est important que les Etats fassent des annonces notamment pour le financement de l’adaptation : il faut aider ces populations à faire face à des épisodes de sécheresse de plus en plus longs et qui conduisent à des épisodes d’insécurité alimentaire chronique ».

    Or, les engagements financiers de l'ensemble des pays sont pour l'instant très loin des sommes prévus par l'accord climat, à savoir 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, dont la moitié pour l'adaptation.

    Une trajectoire de réchauffement de 3 degrés

    Les engagements volontaires des Etats à réduire leurs émissions des gaz à effets de serre ne suffiront pas à limiter la hausse globale de la température à 1,5°C. Ces engagements nous rapprochent d’un réchauffement estimé entre 2,9° et 3,1°C, donc bien loin des efforts que jugent nécessaires les climatologues.

    Pour s’engager dans la bonne voie, les pays pourront agir sur plusieurs leviers. D'abord l'agriculture : « c’est un secteur très émetteur », confirme Anne-Laure Sablé de CCFD Terre Solidaire. « Près d’un tiers des émissions mondiales sont liées à notre système alimentaire. La plupart des émissions du modèle agricole ne sont pas du tout du dioxyde de carbone comme pour d’autres secteurs ! Il s’agit du méthane et du protoxyde d’azote qui sont caractéristiques d’un modèle agricole industrialisé très émetteur en ces deux gaz ».

    D'où la nécessité de sortir de l'agriculture industrielle et de s'engager vers une agriculture paysanne et écologique.

    Les énergies fossiles doivent rester dans le sol

    L'autre levier, ce sont les énergies fossiles. Selon les scientifiques, il faut que 80% des hydrocarbures restent dans le sol, si on veut respecter l'accord de Paris. Mais de nombreux pays, dont la France, financent encore des projets d'extraction d'hydrocarbures, affirme Lucie Pinson de la fédération des Amis de la Terre France. « Il est urgent que dès la COP 23 les banques privées et le gouvernement français prennent de nouveaux engagements, car aujourd’hui il y a encore des milliards d’euro de financements alloués au développement de projets fossiles aussi bien pétroliers que gaziers qui sont totalement incompatibles avec les objets climatiques de limiter la hausse des températures à 1,5°C », explique-t-elle.

    Quelle sera l’attitude de la délégation des Etats-Unis ?

    La délégation des Etats-Unis sera bel et bien présente à Bonn, puisque malgré l'annonce du président américain, le retrait des Etats-Unis de l'accord climat ne sera pas effectif avant trois ans. Une incertitude concernant l’attitude de la délégation américaine pèse sur cette COP 23 : paralysera-t-elle les discussions, ou au contraire, y participera-t-elle de façon constructive ?

    Heureusement le savoir-faire des Fidjiens s'invitera aussi à Bonn : Les organisateurs annoncent un « Dialogue Talanoa » entre les pays. Ce dialogue permettra de dresser ensemble le premier bilan mondial des efforts collectifs de réduction des émissions et de définir les voies pour faire mieux. Et « Talanoa » est un concept fidjien qui consiste à trouver un consensus à travers des discussions ouvertes, transparentes et respectueuses.

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