GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 17 Juillet
Mercredi 18 Juillet
Jeudi 19 Juillet
Vendredi 20 Juillet
Aujourd'hui
Dimanche 22 Juillet
Lundi 23 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Science

    Santé: il y a 50 ans la première transplantation cardiaque

    media Le chirurgien sud-africain Christiaan Barnard a réalisé la première greffe d'un cœur humain en 1967 Meagher/Getty Images

    Il y a 50 ans, le 3 décembre 1967, le professeur Christian Barnard réalisait la première transplantation cardiaque. Une opération de 9 heures, avec une équipe de 30 personnes, qui se déroule au Cap, en Afrique du Sud. Barnard deviendra alors le chirurgien le plus célèbre de son époque. Mais derrière cette transplantation devenue légendaire, la véritable histoire est quelque peu différente, et moins glorieuse.

    Un homme souriant à l'allure de jeune premier, voilà l'image que le grand public retiendra du professeur Barnard. Mais 50 ans plus tard, dans le monde médical, les dents continuent de grincer. « Il a profité du travail des autres pour se créer une image qui persiste aujourd’hui, nous explique Daniel Loisance, professeur de cardiologie. C’est-à-dire, à la fois audacieux et playboy ».

    Car pour beaucoup de médecins, ce n'est pas Barnard mais Norman Shumway qui aurait dû être le premier. Depuis dix ans, ce professeur américain met au point la technique de transplantation cardiaque sur des animaux. Mais les lois américaines l'empêchent de passer à l'étape humaine, une aubaine que saisit Christian Barnard, comme le rappelle Daniel Loisance.

    «Aux Etats-Unis le prélèvement d’organes à cette époque n’était autorisé qu’après l’arrêt cardiaque. Or, un prélèvement après l’arrêt cardiaque du donneur, pose des problèmes sur la qualité du greffon qu’on va prélever. Donc, il faut absolument introduire la notion de mort cérébrale. Et ça, c’est quelque chose qui a été très long à être admis en mai 1968.

    Et Barnard était à la recherche de la célébrité à tout prix. Il est tombé sur l’affaire de la transplantation cardiaque lors d’une visite aux Etats-Unis et il s’est dit : il y a un coup à jouer. Vous, aux Etats-Unis, vous butez sur le problème du don d’organes. Moi, je n’ai pas besoin de m’emmerder avec ça, je vis dans un pays où il y a l’apartheid et où je peux faire à peu près ce que je veux et je ne vais pas m’en priver.»

    S'appropriant les travaux de son confrère américain, Barnard se lance alors et transplante, avec succès, le 3 décembre 1967, un cœur humain, à l'hôpital Groote Schuur, au Cap en Afrique du Sud.

    Une première tentative qu'il faut tout de même lui reconnaître selon le professeur Paul Menu. « Quand Armstrong pose le pied sur la lune, ce n’est pas lui. C’est les milliers de gens qui étaient derrière. Barnard, ce n’est pas lui qui a fait tout le travail précédent, mais lui qui l’a fait le premier ».

    Norman Shumway, lui fera sa première transplantation cardiaque sur l'homme seulement trois semaines après. Mais trop tard, l'histoire aura déjà retenu le nom de Barnard.

    [Vidéo] 3 décembre 1967: Christiaan Barnard réalise la première greffe du cœur

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.