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    En cas de diabète, peut-on pratiquer le jeûne du Ramadan ?

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    Un étalage de fruits et légumes dans un marché de Tunis, au premier jour du mois de ramadan, le 17 mai 2018 FETHI BELAID / AFP

    Chaque semaine, Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de l'ONG Santé Diabète à Bamako au Mali, présente sa chronique dans Priorité Santé. 

    Si une personne est atteinte par le diabète, peut-elle pratiquer son mois de jeûne ?

    La question du jeûne et du diabète est une question complexe à laquelle il n’est pas possible d’apporter une réponse simple et rapide sans prendre en compte :

    - le mois pendant lequel va se dérouler le jeûne car suivant la période de l’année le nombre d’heures de jeûne et la chaleur peuvent être très variables,

    - mais surtout le traitement prescrit et l’équilibre du diabète du patient.

    Ces deux dernières constantes sont personnelles et peuvent évoluer fortement. Il faut donc absolument un conseil individualisé qui doit être donné par un médecin quelques semaines avant le début du jeûne du mois de Ramadan. Il n'y a que le médecin qui, en prenant compte tous ces paramètres, décidera si le jeûne est possible ou non.

     

    Quels sont les risques liés au jeûne pour les personnes atteintes de diabète ?

    La majorité des études internationales ont démontré que le principal risque pour les personnes atteintes de diabète durant cette période est une augmentation de la survenue de deux complications aiguës :

    - l’hypoglycémie qui correspond à un taux de sucre dans le sang qui descend trop bas ;

    - et l’hyperglycémie qui correspond à un taux de sucre dans le sang qui monte trop haut.

    Ces deux complications peuvent avoir des conséquences très graves puisqu’elles peuvent conduire au coma et à la mort.

    L’étude EPIDIAR, qui a été réalisée dans 13 pays pendant la période du Ramadan, a démontré que les patients diabétiques de type 1 qui pratiquent le jeûne présentent 4,7 fois plus de risques d’hypoglycémies sévères et 7,5 fois plus pour les patients diabétiques de type 2.

    Le risque d’hyperglycémie, pendant cette période augmente aussi par 3 chez les patients diabétiques de type 1 et par 5 chez les diabétiques de type 2.

    Enfin, il ne faut pas oublier que le jeûne implique aussi de ne pas boire avec un risque de déshydratation qui peut, chez les personnes atteintes de diabéte, entrainer une 3ème forme de coma que l’on appelle le coma hyperosmolaire. Ce coma est très grave et souvent mortel.

     

    Est-ce qu’il existe une classification des risques suivant le type de diabète et le traitement des patients diabétiques ?

    Lors de la consultation médicale, qui doit être réalisée avant le démarrage du jeûne, le médecin va évaluer les risques qui sont généralement classés en 3 catégories :

    - Les patients à risques très élevés et pour lesquels le jeûne est contre-indiqué. On classe ici les patients qui, dans les 3 mois précédant le jeûne, ont eu une hypoglycémie ou une hyperglycémie sévère, une glycémie mal contrôlée ou une maladie associée au diabète;

    - Les patients à risques élevés pour lesquels le jeûne est aussi contre-indiqué si le patient présente des hyperglycémies modérées, une insuffisance rénale, des complications chroniques ou si le patient est âgé et fragile ;

    - Les patients à risques modérés ou faibles : si le patient a un diabète très bien équilibré et n’ayant pas d’autres pathologies associées au diabète.

     

    Si le médecin autorise la pratique du jeûne du ramadan, faut-il néanmoins mettre en place une surveillance spécifique ?

    Une surveillance est tout à fait indispensable et doit s’organiser, avant le démarrage du jeûne du mois de Ramadan, lors de la consultation avec le médecin. Elle va permettre, aux professionnels de santé, de mettre en place le jeûne en organisant notamment les repas et l’hydratation au mieux pour limiter la survenue de complications. Ensuite, cette surveillance doit se poursuivre durant tout le mois de Ramadan car il ne faut pas oublier qu’il est autorisé d’interrompre le jeûne si son état de santé se dégrade et que le diabète se déséquilibre.

     

    Pour poursuivre les échanges sur cette chronique rendez-vous sur :

    Le compte Twitter de Stéphane Besançon

    La page Facebook de l'ONG Santé Diabète

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