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    Science

    L'OMS statue sur la surfacturation des médicaments

    media Traitement contre l'hépatite C. (photo d'illustration) Getty Images

    A Genève, l'assemblée générale de l'OMS doit se pencher ces prochains jours sur une résolution pour améliorer la transparence des prix des médicaments. Objectif : mettre fin à l'inflation en obligeant les groupes pharmaceutiques à communiquer leur coûts de fabrication. Mais rien ne dit que le texte soit adopté.

    De notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

    Les prix de certains médicaments atteignent des niveaux inédits : plus de 100 000 dollars par an pour un traitement anticancéreux, même dans un pays riche comme la Suisse. Gaelle Krikorian, responsable de la campagne pour l'accès aux médicaments à MSF dénonce cette situation : « On n'en est plus à un médicament à pointer du doigt. C'est d'ailleurs ça le problème. Il y a quelques années, on pointait du doigt les nouveaux traitements contre l'hépatite C dans les pays riches. Aujourd'hui, c'est un nombre de plus en plus grand d'anticancéreux, des traitements contre le diabète, contre l'asthme. Tous les mois, il y a de nouveaux problèmes avec de nouveaux médicaments donc c'est vraiment un problème du système. »

    Présent à Genève, le ministre chypriote de la Santé s'est emporté lors d'une réunion. Estimant inadmissible qu'un traitement contre l'hépatite C coûte 50 000 dollars par an à Chypre contre 5 000 dans des pays voisins. Une hérésie pour Gaelle Krikorian : «  On a pendant très longtemps accepté ces formes d'opacité à tous les niveaux. Si on veut aujourd'hui régler le problème et faire passer l'accès aux médicaments avant les intérêts d'une poignée de firmes, on doit imposer la transparence. »

    Personne ne sait encore si la résolution portée par l'Italie va être acceptée. Car plusieurs pays européens freinent des quatre fers. Notamment l'Allemagne et le Royaume-Uni. Un diplomate bien au fait des négociations déplore une résolution qui part d'une bonne intention mais inapplicable en l’état, car contraire au droit européen. Un prétexte pour les associations comme MSF, qui y voient plutôt les effets du lobbying des grands groupes pharmaceutiques.

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