GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 16 Septembre
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Aujourd'hui
Samedi 21 Septembre
Dimanche 22 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Cuba dénonce l'«expulsion injustifiée» par Washington de deux de ses diplomates (ministre des Affaires étrangères)
    • Washington expulse deux diplomates cubains à l'ONU accusés d'atteinte à la sécurité nationale (département d'Etat)
    • Justin Trudeau considère «totalement inacceptable» de s'être grimé en Noir
    • La compagnie française XL Airways en cessation de paiements, demande son placement en redressement judiciaire (communiqué)
    • Décès de l'acteur français Charles Gérard, second rôle fétiche de Lelouch et grand ami de Jean-Paul Belmondo
    Asie-Pacifique

    Malgré l’échec de Vikram, l’Inde affirme ses ambitions spatiales

    media La sonde indienne Vikram, le 6 août 2019, à la veille de la date prévue pour son alunissage. AFP

    Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, l’Inde n’est pas parvenue à poser l’atterrisseur Vikram sur la surface de la Lune. Une opération que seuls les États-Unis, la Russie et la Chine avaient réussie. Malgré cet échec, cette mission émoigne de l’ambition croissante de l’Inde dans le secteur spatial.

    Après Mars et Mangalyaan en 2014, voici donc Chandrayaan-2 et la Lune en 2019. Les deux missions ont un point commun : leur sobriété financière. Il est ainsi désormais coutume de dire que les projets spatiaux indiens coûtent moins chers qu’un blockbuster hollywoodien.

    Chandralyaan-2 n’est pourtant pas une mission au rabais et possède un réel intérêt scientifique. Il y a tout d’abord le vaisseau-mère toujours en orbite autour de notre satellite. Il embarque en effet 8 instruments destinés à étudier l’atmosphère plus que tenue de la Lune, mais aussi d’en analyser et cartographier la surface. Mais ce vaisseau embarquait donc surtout Vikram, l’atterrisseur qui n’a pas pu se poser sur le pôle sud lunaire. Malgré ce raté, il constitue à lui seul un tour de force technologique pour un pays comme l’Inde.

    Car depuis quelques années, le pays a en effet revu ses ambitions à la hausse en matière spatiale. « C’est ça qui est intéressant », note Isabelle Sourbès-Verger, chercheuse au CNRS : « L’atterrisseur Vikram, c’est en hommage à Vikram Sarabhai, le père du programme spatial indien ». C’est ce scientifique qui avait posé dans les années 1970 les premières pierres du programme spatial. « À l’époque, il insistait beaucoup sur le fait que l’Inde n’avait pas les épaules pour réaliser de grandes missions d’exploration. Il militait pour que le pays face des missions directement utiles à la société, comme les télécommunications ou l’observation de la Terre. »

    Changement de braqué

    C’est pour cette raison que le programme spatial indien jouit plutôt d’une bonne côte auprès de la population. Ses applications sont en effet utilisées quotidiennement par les pêcheurs, les agriculteurs… Avec ses trois familles de lanceurs lui permettant de couvrir la plupart des orbites terrestres, l’Inde dispose en effet de satellites d’observation, de télécommunication et dans une moindre mesure militaires. Mais avec Mangalyaan et désormais Chandrayaan, le pays passe la vitesse supérieure. « L’Inde a dépassé ce stade-là, et elle est désormais une puissance suffisamment grande et mature pour pouvoir faire des programmes d’exploration et des programmes scientifiques. »

    Coopération internationale

    Plusieurs raisons expliquent cette évolution de l’ADN du spatial indien. Il y a tout d’abord les progrès techniques réalisés par l’ISRO, son agence spatiale. Il y a également un autre facteur qui marque une nette différence par rapport à la Chine, son rival régional ; la coopération internationale : « Depuis le début de son programme, l’Inde joue très bien de son statut de ‘’non-aligné’’ de l’époque, qui lui a permis de coopérer avec les russes, les Européens et les Américains », explique Isabelle Sourbès-Verger. A contrario, la Chine pâtit des normes ITAR mises en place par les américains, qui empêchent des composants américains souvent utilisés dans la construction de satellites de voler sur des fusées chinoises. La Nasa a également une interdiction formelle de coopérer avec la CNSA, son homologue chinoise.

    Le programme spatial indien est donc de plus en plus ambitieux. Cela ne va pas s’arrêter, puisque le premier ministre Narendra Modi a annoncé son intention de voir son pays développer son programme de vol habité. L’objectif de voir les premiers astronautes indiens – les gaganautes, littéralement les « marcheurs du ciel » – voler en 2022. La date semble cependant optimiste. Même si le programme indien progresse, le pays a plutôt tendance à faire glisser ses programmes. Une façon cependant, de prendre le temps qu’il faut pour faire les choses bien.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.