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    Science

    Le sport en ville est-il bon pour la santé ?

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    Velo au dessus de la ville Pixabay

    Chaque semaine, le Dr Jean Marc Sène, médecin du sport et médecin de l'équipe nationale de judo, présente sa chronique sport dans Priorité Santé. Cette semaine, il nous parle de la pratique du sport en ville. 

    Nos auditeurs sont nombreux à pratiquer une activité physique ou sportive en ville, pourtant le niveau de pollution est parfois très élevé. Cela peut susciter des inquiétudes. Pouvez-vous tout d’abord nous rappeler quels sont les risques de la sédentarité et de la pollution pour notre santé ?

    En effet, Caroline, la question est tout à fait légitime, on peut dire qu’il existe à la fois des risques à être sédentaire et à être exposé à la pollution urbaine. La sédentarité est un ennemi majeur avec pour risques principaux les maladies cardiovasculaires, les démences, le diabète de type 2, le cancer du sein chez les femmes et le cancer du côlon chez les hommes et chez les femmes.

    Face à cela les risques liées à la pollution sont les maladies cérébro- et cardiovasculaires, les infections des voies respiratoires basses, la prématurité et le petit poids de naissance.

    C’est a priori un peu choisir entre la peste et le choléra !

    Il y a donc un vrai dilemme ! A quel risque doit-on s’exposer ? Est ce qu’il existe des réponses scientifiques à cela ? Et finalement faire du sport dans la pollution urbaine vaut-il vraiment la peine ?

    Oui sans aucun doute ! Plusieurs études nous renseignent. Parmi celles-ci un travail récemment publié dans la revue de l'Institut de veille sanitaire (Invs) montre que les bénéfices du vélo pour la santé "sont largement supérieurs aux risques associés" à l'inhalation de polluants dans l'air mais également à l'exposition accrue aux accidents de la route.

    Selon cette étude, le système de vélos en libre-service "aurait permis, en augmentant l'activité physique des individus d'épargner 12 vies par an contre une augmentation de 0,16 décès par an dus aux accidents de la circulation et à une inhalation plus importante de polluants" durant ces trajets. En outre, la pratique du vélo et de la marche bénéficie non seulement aux cyclistes et marcheurs comme on vient de le voir mais aussi à la population générale de la ville en réduisant le niveau de pollution,

    D’ailleurs une étude américaine plus ancienne de 2003 (Vernez Moudon et Lee, 2003) évaluant l’impact de la marche et du vélo sur la pollution urbaine avait montré que de promouvoir activité physique réduisait les encombrements de la circulation mais aussi la pollution.

    Parmi les déplacements, 90 % s’effectuent en automobile alors que près de la moitié d’entre eux (46%) sont des distances courtes (<1,6 à 3,2 km) qui conviennent parfaitement à la marche ou au vélo.

    En résumé faire de l’activité physique c’est bon pour la santé du pratiquant et c’est bon pour réduire la pollution urbaine donc c’est bon pour tout le monde !

    Pourtant certaines personnes se sentent gênées à l’effort lors des pics de pollution, comment peut-on l’expliquer ?

    Les sujets sensibles voient leurs symptômes apparaitre ou s’amplifier lors des pics à la pollution. Les symptômes sont souvent une gêne respiratoire ou cardiaque, par exemple un essoufflement, des sifflements ventilatoires ou des palpitations.

    Il faut savoir que le volume d’air ventilé lors d’une séance de sport est sept à dix fois supérieur qu’au repos. Ce sont donc sept à dix fois plus de particules polluantes qui auront l’opportunité de fragiliser le système pulmonaire ou cardio-vasculaire.

    On pourra donc conseiller lors d’un pic de pollution :

    • D’éviter les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions), autant en plein air qu’à l’intérieur pour les populations sensibles.
    • De reporter les activités qui demandent le plus d’effort.
    • D’éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe
    • D’éviter les sorties durant l’après-midi

    Quels conseils pour faire du sport en ville au quotidien ?

    On distinguera les populations vulnérables que sont le Femmes enceintes, les nourrissons, les personnes âgées de plus de 65 ans, et les personnes asthmatiques ou cardiaques.

    La plus grande précaution est de mise au moindre symptôme !

    Pour toutes les autres personnes qui veulent faire du sport en ville je leur conseille de :

    1. Pas d’utilité d’un masque, car aucun n’est efficace pour empêcher ces particules néfastes de pollution de rentrer dans nos organismes.
    2.  trouver un "environnement vert" pour leur exercice quotidien, et d’éviter la proximité du trafic routier. Idéalement il faut choisir un endroit loin d’une rue passante, dans un parc en hauteur et bien ventilé.
    3. Eviter de faire du sport pendant les heures de pointe.
    4. Souvent la pollution urbaine diminue quand il pleut ou quand il vente
    5. Consulter site météo et d’étude de la qualité de l’air de votre ville (exemples ci-dessous)

    https://air.plumelabs.com/Paris

    http://www.airparif.asso.fr/

    En prenant ces quelques précautions vous pourrez faire du sport en ville sans trop de gêne et même avec la pollution urbaine vous en tirerez un bénéfice pour votre santé !

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